Le congrès du World Federalist Movement réuni à La Haye réaffirme son combat pour la paix mondiale, la justice et la démocratie

, par Andreas Bummel

 Le congrès du World Federalist Movement réuni à La Haye réaffirme son combat pour la paix mondiale, la justice et la démocratie

Réuni les 9-13 juillet 2018 à La Haye, capitale mondiale de la loi internationale, le World Federalist Movement (WFM) a réaffirmé les combats de l’organisation pour la justice globale, la paix et la démocratie. Dans une resolution adoptée lors de la réunion, le mouvement souligne sa tâche principale de “batisseur d’institutions” et met l’accent sur son engagement pour “la réforme et l’amélioration des institutions internationales existantes” et “la création de nouvelles institutions internationales démocratiques” afin de faire face aux “défis urgents de notre monde interconnecté, en finir avec l’anarchie internationale et se diriger vers le fédéralisme mondial et une gouvernance démocratique”.

Le fédéralisme mondial et la démocratie globale sont aujourd’hui plus urgents que jamais

« Alors qu’ils peuvent sembler lointains en termes de réalisation, les buts du fédéralisme mondial et la démocratie globale, sont aujourd’hui plus urgents que jamais » a déclaré le Co-président nouvellement élu du WFM, le parlementaire argentin (ndt) Fernando Iglesias, qui partagera sa tâche avec l’ancien Ministre des affaires étrangères (ndt.) du Canada Lloyd Axworthy.

Les programmes discutés à La Haye ont inclus la Coalition internale pout le Tribunal pénal international (CICC en anglais), la Coaliton pour la Responsabilité de protéger (ICRtoP), la Campagne pour une Assemblée parlementaire des Nations unies (CUNPA), la Coalition pour une Cour latino-américaine contre le crime transnational organisé (COPLA, en espagnol), le Partenariat global pour la prévention des conflits armés (GPPAC), ou la Civil Society Initiative for a UN 2020 Reform Summit (UN2020), parmi d’autres.

Les priorités identifiées par le Congrès pour les actions du WFM incluent la continuation du soutien à la Cour pénale internationale, la promotion des processus d’intégrations régionales et la démocratisation des organisations régionales, le soutien à la Campagne pour l’Assemblée parlementaire des Nations unies et celui aux efforts en cours pour une Cour latino-américaine contre le crime transnational organisé.

En outre, la réunion a décidé de mettre en place des groupes de travail transnationaux qui exploreront et feront la promotion de solutions fédéralistes aux grands problèmes globaux en collaboration avec des experts et des correspondants pertinents.

Le fédéralisme mondial représente un contre-pouvoir cosmopolite au populisme nationaliste

Lors de discussions sur la nécessité que le mouvement s’engage plus fortement sur des thèmes des migrations, du réchauffement planétaire, l’impact perturbateur de l’automatisation, l’intelligence artificielle et les biotechnologies ou la non-prolifération nucléaire, les participants ont souligné que le fédéralisme mondial démocratique représente « un contre-poids cosmopolite » à la récente montée en puissance du populisme nationaliste.

Le sujet de la citoyenneté mondiale et le besoin de renforcer la démocratie ont éaglement été soulevés durant la présenattion du nouvel ouvrage A World Parliament : Governance and Democracy in the 21st Century écrit par Jo Leinen (parlementaire européen et ancien Président de l’UEF Europe, ndt) et Andreas Bummel. Introduite et modérée par la nouvellement élue Présidente du Congrès du WFM, Florencia Gor (argentine aujourd’hui membre des instance du WFM canadien), la présentation du livre a mis en lumière sur comment les besoins de démocratie globale doit être une réponse à l’érosion de la démocratie dans le monde.

Les résolutions adoptées par le Congrès, comprennent un Appel proposé par le WFM Japon et le Japanese Parliamentary Group for World Federation aux parlementaires de par le monde de fonder de tels (inter)groupes parlementaires afin de promouvoir « une gouvernance démocratique globale et la Fédération mondiale ». Selon une autre résolution, « des impôts globaux pourraient être l’un des moyens prometeurs pour générer des fonds afin de réaliser les Objectifs du développement durable ».

Le Congrès a adopté à l’unanimité une résolution en soutien à une « Initiative citoyenne mondiale » basée sur l’exemple de l’Initiative citoyenne européenne (ICE) et à la création d’une plateforme internet pour « des débats globaux, des votes et des élections ». Une autre résolution a exprimé le soutien « en principe » du concept d’une Communauté mondiale des nations démocratiques comme un possible premier pas en direction d’une fédération mondiale démocratique ».

Dans le cadre d’une réforme majeure de son organisation interne, le WFM a rationalisé sa propre gouvernance at aboli l’un des deux organes du mouvement, le Conseil, pour laisser le Comité exécutif et un Congrès biannuel diriger l’organisation. Il a été convenu que le prochain Congrès du WFM se déroulera à Osaja en 2020.

Le WFM avait été créé en 1947 et il a une stattu consultatif aurpès des Nations unies. Il est l’une des quelqqes ONG dans le monde à se dédier aux changements institutionnels globaux. Democracy Without Borders en Allemagne et en Suisse font partie de ses organisations membres.

P.-S.

Andreas Bummel est membre du Conseil du WFM sortant, responsable de Democracy Without Borders et coordinateur de la Campagne pour une Asemblée parlementaire des Nations unies - Francfort

Traduit de l’anglais par Jean-Francis Billion

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