Des occasions manquées ! Le Parlement européen et le Président français jouent contre la démocratie

Avertissement : les tribunes sont des contributions individuelles de sympathisants du mouvement au débat et ne reflètent pas nécessairement les positions de celui-ci.

, par Alain Réguillon

Des occasions manquées ! Le Parlement européen et le Président français jouent contre la démocratie

On ne peut dénoncer une insuffisance démocratique du fonctionnement de l’Union européenne et rejeter des avancées essentielles à remobiliser nos concitoyens.

En rejetant la circonscription électorale transnationale, le Parlement européen renforce le poids des États, souligne la prépondérance des frontières et réaffirme la dimension intergouvernementale de l’Union.

La personnalité, chef de file des listes transnationales, aurait pu être le candidat déclaré à la présidence de la Commission européenne ! Ainsi, en votant pour de telles listes, le citoyen, indirectement, mais de façon visible, votait aussi pour le Président de la Commission, acte oh combien symbolique d’un renforcement concret de la démocratie européenne.

En voulant réintroduire un scrutin national pour les prochaines élections européennes, le Président de la République contribue à éloigner les députés européens des électeurs et encourage le rattrapage des « battus » des scrutins nationaux, détestable habitude française, exercice favori de tous les partis.

Les nouvelles régions sont pourtant une opportunité formidable pour les électeurs de mieux identifier leurs députés européens et, pour ceux-là, de mieux parcourir un territoire à dimension humaine.

En refusant les listes transnationales et en nationalisant le scrutin européen en France, le Parlement européen et le Président de la République portent un mauvais coup à la démocratie : c’est une faute politique majeure !

Lyon, le 8 février 2018

Alain REGUILLON
Ancien président de l’UEF-France

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