Les tribunes sont des contributions individuelles de membres de l’association au débat et ne reflètent pas nécessairement les positions de celle-ci.

Stoppons la fièvre de la planète Un plan mondial pour l’environnement - Un rôle actif pour l’Union européenne

Un plan mondial pour l’environnement - Un rôle actif pour l’Union européenne

Texte publié dans L’Unità europea (n° 3 2015), adopté par le Comité central du MFE (UEF-Italie). Traduit de l’italien par Jean-Francis Billion – Paris

Le monde est en danger

La division de l’humanité en États souverains empêche d’affronter efficacement les problèmes globaux, parmi lesquels le changement climatique, dû à l’activité humaine. Le dépassement de cette division à partir de l’Europe grâce à la création de la Fédération européenne, est fondamental pour pouvoir décider des interventions immédiates, incisives et consistantes pour la réduction au niveau planétaire des émissions de C02 dans l’atmosphère, sans lesquelles l’augmentation de la température moyenne continuera d’augmenter sans rémission pour tous les citoyens de la planète et pour les générations futures.

Assez de l’inertie et de l’égoïsme des États

Jusqu’à ce jour des mesures politiques significatives, n’ont pas été adoptées au niveau global, capables de contrecarrer une situation qui devient irréversible. Le protocole de Tokyo, simple traité international, largement peu respecté, s’est révélé être un instrument inadéquate, par rapport à ses propres buts.

Stoppons la fièvre de la planète

… en réduisant les émissions de C02, à partir de la Conférence de l’ONU sur le climat, qui va se tenir en décembre à Paris, en confiant la stabilisation du climat à des institutions internationales adaptées au caractère global du défi climatique qui ne peut être affronté de manière unilatérale par aucun État du monde.

Il convient d’affronter ensemble ce défi

Il est nécessaire que les principaux États pollueurs (États-Unis, Union européenne, Chine, Inde, Russie, Brésil, Mexique, Japon et Afrique du sud) affrontent ensemble le défi climatique, en partant d’un premier accord de principe à adopter à la Conférence de Paris, ou dans les mois qui la suivront immédiatement, destiné à être la prémisse d’un acte de grand relief politique de résonance mondiale.

Avec un Plan mondial pour le climat

qui prévoit la prise d’engagements contraignants de la part des États et la mise en place d’une Organisation mondiale pour l’environnement, dotée de pouvoirs réels, gérée par une Haute autorité indépendante disposant de ressources financières propres indépendantes et adaptées. Cette Organisation mondiale constituerait l’instrument pour gérer ensemble les émergences climatiques globales, pour encourager les pays en voie de développement à prendre part à la diminution des émissions de carbone (CO2) et les pays développés à les aider en leur fournissant un soutien financier et technologique considérable. Le modèle d’institution proposé est celui de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) au sein du processus d’intégration européenne.

En avant vers la Fédération européenne et l’unité du genre humain !

Nous, Citoyen(ne)s européen(ne)s demandons :

  • un rôle d’initiative et d’avant-garde pour l’Union européenne dans la reconversion écologique de l’économie ;
  • l’achèvement de l’unité fédérale de l’Europe, avec la création d’un gouvernement économique européen, capable de parler d’une seule voix, dans le but de permettre à l’Europe de jouer un tel rôle avec efficacité.

Une taxe carbone mondiale

Les moyens financiers propres (d’une Autorité mondiale de l’environnement) doivent dériver de rentrées automatiques grâce à l’institution d’une taxe carbone mondiale, conçue comme additionnelle aux assise prélèvements nationaux, sur la consommation de carburants fossiles, existant dans tous les pays sus-indiqués. L’Union européenne a la capacité et la volonté d’assumer un rôle de leadership pour la reconversion dans un sens écologique de l’économie mondiale et devra le démontrer en instituant de suite la taxe carbone européenne entre les pays de la zone euro et en proposant, à partir de Paris, la constitution de l’Organisation mondiale pour l’’environnement à commencer avec les pays qui y seraient disposés.

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