Combien de morts avant d’avoir une agence européenne de renseignements pour lutter contre le terrorisme ?

L’Union des fédéralistes européens (UEF-France) est triste et en colère après les attentats de Bruxelles. Triste car cela vise aveuglément des personnes innocentes. En colère car le personnel politique est incapable de penser européen pour répondre au terrorisme qui n’en a pourtant rien à faire des frontières nationales. Beaucoup de dirigeants nationaux nous parlent aujourd’hui « d’unité » alors que nous leur demandons d’agir concrètement ensemble.

« Le quartier européen de Bruxelles a été visé parce que les terroristes nous considèrent comme un tout et non comme des nations différentes les unes des autres », explique Fabien Cazenave, porte-parole de l’UEF-France. « Notre réponse n’est pas à la hauteur pour le moment : se réfugier derrière nos frontières nationales n’empêchera pas de nouveaux attentats. On se demande combien de morts il faudra pour qu’il y ait une agence européenne de renseignements pour lutter contre le terrorisme ? ».

La seule réponse « européenne » proposée, c’est « plus de coordination » ou le PNR. Or il est temps de mutualiser réellement les moyens pour combattre ceux qui veulent détruire nos valeurs universelles. Jean Monnet et Robert Schuman ont lancé l’intégration européenne pour ne plus subir les horreurs du passé. Il est grand temps d’avancer pour ne plus subir les horreurs du présent.

« Le manque d’Europe politique nous empêche d’être efficace », explique Florent Banfi, président de l’UEF-France. « Sur les migrants ou le terrorisme, nous prenons des mois à prendre des décisions au niveau européen. Seule une Europe fédérale pourrait réagir rapidement ».

P.-S.

Contact presse : Fabien Cazenave
+33 6 66 66 02 24
fcazenave [a] uef.fr

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