Marche pour l’Europe : l’Europe riposte Les citoyens européens montrent un soutien massif pour une Europe plus démocratique, plus forte et plus unie

Samedi 25 mars, alors que l’on célébrait le 60e anniversaire du traité Rome, la capitale italienne s’est couverte d’un océan de drapeaux bleus, celui de l’Union européenne, et verts, celui des fédéralistes européens. Près de 10 000 citoyens venus de toute l’Europe sont descendus dans les rues pour défendre une Europe unie et demander un changement dans la façon dont elle est construite.

« L’objectif c’est de demander aux chefs d’État et de gouvernement de faire avancer l’Europe, sur des éléments concrets. Les chefs d’État et de gouvernement se réunissent ici aujourd’hui car c’est les 60 ans du traité de Rome, donc de l’Union européenne, et il semblait important que la société civile se mobilise parce qu’on ne peut pas continuer à avoir une Union européenne qui n’avance pas. », expliquait samedi Florent Banfi, président de l’UEF-France.

Pour Paolo Vacca, l’un des organisateurs de la manifestation, en tant que secrétaire général européen de l’UEF, « la participation à la Marche est la preuve que la majorité des citoyens ont de grands espoirs dans le projet européen. Mais ils ne veulent plus d’une Europe où les décisions sont prises par les Chefs d’Etat et de Gouvernement à huis clos. Ils souhaitent participer au débat européen et voir leurs aspirations respectées. Et ils veulent voir des résultats ».

La Marche pour l’Europe a été un mouvement véritablement paneuropéenne. Des milliers de personnes ont rejoint leurs concitoyens italiens en avion, voiture ou en bus. Des groupes ont été organisés depuis plus de 30 villes européennes et 90 villes italiennes, et encore des centaines sont venus par leurs propres moyens afin de faire entendre leur voix. La marche a été ouverte par un groupe de plus de 100 membres du Parlement européen et de parlements nationaux.

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Les élus italiens et européens, lors de la marche pour l’Europe

La Marche pour l’Europe de Rome a inspiré d’autres manifestations à travers le continent, avec des rassemblements spontanées entre autres à Berlin, Bruxelles, Düsseldorf, Luxembourg, Madrid, Paris, Varsovie et Vilnus.

« La Marche pour l’Europe de Rome ne marque pas la fin de notre initiative », a ajouté Christopher Glück, président des Jeunes Européens fédéralistes, un autre promoteur de la Marche. « Elle marque le début d’un processus. Aujourd’hui nous avons vu que les citoyens européens veulent exprimer leur soutien pour l’Europe, qu’ils refusent le nationalisme et le populisme, mais qu’ils veulent également voir un changement en Europe. Ils ne continueront plus d’accepter que leur gouvernement échoue à répondre à leurs attentes et qu’il soit incapable de relever les défis auxquels nous sommes confrontés su niveau européen. Nous continuerons à porter un message positif et d’espoir sur l’unité européenne ».

L’UEF-France était représentée dans le cortège, ainsi que les Jeunes Européens, section française des Jeunes Européens Fédéralistes, et le Mouvement Européen.

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