Les fédéralistes ont les élections de 2014 en ligne de mire Communiqué de presse du 23 avril 2012

Réunis à Leuven, les Fédéralistes européens ont fixé leurs regards sur les élections au Parlement Européen de 2014.

Notre but est simple a déclaré le président Andrew Duff lors du Comité fédéral des 21 et 22 avril. Il s’agit de faire élire un plus grand nombre de fédéralistes, de sorte que le prochain Parlement Européen soit plus progressiste et plus ambitieux que celui d’aujourd’hui.

Dans une déclaration conjointe, l’Union des Fédéralistes Européens (UEF) et les Jeunes Fédéralistes Européens (JEF) annoncent la convocation à l’automne 2013 (probablement à Berlin) d’un grand congrès, au cours duquel les leaders des partis politiques européens seront invités à réagir à un Manifeste électoral fédéraliste.

L’Eurodéputé Andrew Duff a déclaré : Il faut que ce manifeste comprenne l’ordre du jour de la prochaine Convention constituante qui devra s’ouvrir en 2015. Par-dessus tout, il devra promouvoir la grande avancée vers l’Europe fédérale qui paraît encore effaroucher la classe politique européenne. Ceci implique une union fiscale fondée sur une solidarité démocratique enter les États et entre les citoyens, avec un gouvernement économique fédéral. L’ordre du jour devra rectifier quelques erreurs commises par le Traité de Lisbonne, et envisager le transfert de quelques compétences supplémentaires à l’UE, par exemple dans les domaines des approvisionnements énergétiques et de la politique des visas.

Pauline Gessant, présidente des Jeunes Européens, a déclaré : les JEF et l’UEF se félicitent des récentes initiatives prises par certaines organisations, personnalités et mouvements qui apportent leur appui à l’union politique de l’Europe sur une base fédérale, suivant les mêmes axes que les batailles menées par les JEF et l’UEF depuis des années, avec leurs organisations nationales, régionales et locales. Les JEF et l’UEF vont prendre la tête d’une « coalition européenne pour une union fédérale » afin de faire pression sur les gouvernements et les partis politiques dans la perspective des élections européennes.

Dans son discours de clôture de la réunion de Leuven, Andrew Duff a averti qu’il ne fallait pas attendre grand’ chose des actuels dirigeants de l’Europe. Il n’est pas nécessaire de souscrire totalement à la description que M. Juncker donne de ses collègues lorsqu’il les qualifie de pragmatiques sans talent pour admettre que l’actuel Conseil Européen, même après avoir échangé Sarkozy pour Hollande, demeurera incapable de sauver le projet européen.

Quant au problème britannique, M. Duff a également insisté sur l’importance de rechercher par avance un accord mutuellement satisfaisant, tant pour le Royaume-Uni que pour le reste de l’Union Européenne. Le Royaume-Uni ne dispose pas de l’autorité morale qui lui permettrait d’interrompre la marche en avant de l’Europe.

Partagez cet article

  • Facebook icon
  • Twitter icon
  • +1 icon
  • URL courte :