Election Juncker : la démocratie européenne reste encore en chantier

, par Valéry-Xavier Lentz

L’Union des fédéralistes européens (UEF-France) se félicite de l’élection par le Parlement européen du vainqueur des élections européennes à la présidence de la Commission européenne. C’est un pas en avant pour la démocratie européenne et il sera politiquement impossible de revenir en arrière, mais n’oublions pas de continuer à faire avancer l’Europe.

« Le Parlement européen respecte le choix des citoyens européens et se fait respecter par le Conseil européen » explique Fabien Cazenave, porte-parole de l’UEF-France, « désormais les diplomates ont perdu la main sur la nomination du président de la Commission européenne. C’est une mini-révolution ».

Les élections européennes furent marquées par l’innovation que constitue la désignation par les partis politiques européens de candidats à la présidence de la Commission. Le Conseil européen s’est donc vu contraint de respecter l’esprit des traités en nommant Jean-Claude Juncker, le candidat des conservateurs du PPE.

Les citoyens participeront désormais au choix du candidat à la présidence de la Commission par leur vote aux élections européennes.

Voulue et exigée par les fédéralistes européens qui avaient mené la campagne « Qui est votre candidat ? » demandant des partis politiques européens qu’ils retiennent cette démarche. Nous avons été entendus et cette innovation est pour nous un succès majeur.

Pourtant la démocratie européenne reste encore en chantier.

« La composition de la Commission européenne reste encore sous le contrôle des gouvernements des États membres » regrette Fabien Cazenave. « Le gouvernement de l’Union européenne doit être composé d’après un programme, basé sur une coalition parlementaire pour le soutenir, et des compétences personnelles de chacun de ses membres et non pas sur la seule base de leur nationalité ».

À ce titre nous soutenons le président élu de la Commission quand il entend exercer pleinement le droit que lui donne le traité de participer au choix des membres de la Commission et de leurs attributions, notamment du du haut représentant aux affaires étrangères de l’Union et en ce qui concerne l’enjeu de la parité qu’il a souhaité porter.

P.-S.

Pour mémoire, il reviendra en suite au Parlement européen d’approuver ou de rejeter la composition de la Commission, donc le choix de chacun des commissaires. conformément à l’’article 17 du traité sur l‘Union européenne :
§ 6
« Le président de la Commission :
 » a) définit les orientations dans le cadre desquelles la Commission exerce sa mission ;
 » b) décide de l’organisation interne de la Commission afin d’assurer la cohérence, l’efficacité et la collégialité de son action ;
 » c) nomme des vice-présidents, autres que le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, parmi les membres de la Commission. »
§ 7.
« (…) Le président, le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et les autres membres de la Commission sont soumis, en tant que collège, à un vote d’approbation du Parlement européen. Sur la base de cette approbation, la Commission est nommée par le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée. »

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