La bonne surprise de la BCE

, par Chloé Fabre

Jeudi 7 novembre 2013, Mario Draghi, président de la Banque Centrale européenne, a annoncé la baisse de son taux directeur d’un quart de point, le ramenant ainsi à 0,25%, soit le taux le plus bas depuis la création de l’euro, il y a quinze ans.

Première conséquence : l’euro, logiquement, a baissé un peu, de 1,38 à 1,33 face au dollar, ce qui améliorera un peu les exportations de la zone euro, pour ceux qui ont des choses à exporter, mais renchérira ses importations (énergie…) et le coût de ses dettes.

Deuxième effet immédiat, tous les taux d’intérêt vont baisser, et l’écart des taux d’intérêt entre le Sud et le Nord va se réduire, occasionnant une détente bienvenue sur les taux d’emprunt de l’Espagne, du Portugal, de la Grèce.

Mario Draghi démontre ici sa réactivité et son pragmatisme, en jouant sur le coût du crédit public ou privé, après avoir massivement injecté des liquidités, depuis deux ans, dans l’Eurozone pour défendre victorieusement l’euro.

De plus en plus la BCE fait le maximum dans le cadre des statuts rigides que les chefs d’État et de gouvernement lui ont imposé.

Cette mesure, si importante soit elle, ne suffira évidemment pas à relancer massivement l’économie de la zone euro, donc la croissance et l’emploi.

Cela perdurera tant qu’il n’y aura pas de fédéralisme budgétaire, fiscal et des politiques de compétitivité, de recherche et d’innovation convergentes, qui sont les seules solutions structurelles pour dynamiser l’économie.

L’UEF-France salue cette initiative de la BCE qui a donné la voie, mais demande aux chefs d’État et de gouvernements d’avoir le courage de débloquer les autres verrous nationaux.

Que la BCE continue de nous surprendre, en défendant la zone euro de façon proactive ! Mais elle est bien la seule…

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