Débat sur l’avenir avec le groupe Spinelli à Berlin

Comment redémarrer le projet européen ? C’était la question débattue le 7 juillet avec entre députés du Parlement européen, du Parlement allemand (Bundestag), chercheurs et citoyens lors d’un débat du groupe Spinelli à Berlin. De nombreux panélistes sont membres de Europa-Union (UEF-Allemagne).

Une table ronde modérée par Joachim Fritz-Vannahme (fondation Bertelsmann) a traité des défis de traiter de manière européenne la politique monétaire, Schengen et la sécurité. Le refus de l’Union européenne par une partie de la population a également été traité. Les points de vue : Elmar Brok, président de l’UEF, constate que les citoyens attendent de la politique européenne des réalisations concrètes. Ce sont les gouvernements nationaux qui pratiquent l’unanimité qui posent problème, non pas la Commission européenne. Annalena Baerbock juge qu’il est trop facile de mettre la faute sur le néolibéralisme et les politiques d’austérité comme cause du refus de l’UE. Il ne faut pas réformer les institutions mais améliorer la situation générale des gens. La solution pour palier au clivage social se trouve au niveau national. Mercedes Bresso appelle à un dialogue ouvert avec les citoyens sur l’avenir de l’EU. Le Parlement européen pourrait convoquer une nouvelle convention et les résultats pourraient être soumis à un vote européen. Lars Castellucci fait appel à partager notre passion pour l’Europe. Ceci vaut pour les parlementaires autant que pour les jeunes. Ingrid Arndt-Brauer voit une responsabilité pour la jeune génération. La rencontre et les échanges sont évidents pour les jeunes et ils sont positifs envers l’UE. Il faut favoriser la rencontre. Gunther Krichbaum pense que les jeunes se sont fait arnaqués par le résultat du référendum britannique.

Une deuxième table ronde, animé par Christian Moos (UEF-Allemagne) a traité des suites du référendum britannique. Jo Leinen rappelle que la crise va plus loin que les promesses nationalistes des populistes. Le Parlement européen n’a toujours pas de droit d’initiative législative et ne peut pas mettre en place des commissions d’enquête. Il demande un gouvernement de l’EU et un système à deux chambres ainsi qu’une nouvelle convention européenne. Danuta Hübner alerte sur la confiance qu’a perdue l’UE et prévoit une aggravation de la situation. Il faut améliorer la cohésion, prendre le temps de la réflexion et agir en même temps. Il faut la volonté politique pour changer es choses. Manuel Sarrazin voit dans la Grande Bretagne un grand vide politique. Sans les Britanniques rien ne sera meilleur. Norbert Spinrath voit le danger des avantages que pourraient tirer les populistes de l’extrême droite du référendum britannique. Il faut mettre l’Europe au débat et ceci avant les élections parlementaires en Allemagne. Mathias Jopp appelle à prendre en main les défis par rapport aux politiques des réfugiés, extérieures ou monétaire avant une potentielle convention en passant par des coopérations renforcées et la coopération structurée.

Le débat a été organisé par le groupe Spinelli en coopération avec l’UEF, la Europa-Union, l’Institut de politique européenne et le Mouvement européen international. Le débat fait partie d’une série de débats européens. Les prochaines éditions auront lieu à Rome, Paris, Vienne et Varsovie.

P.-S.

Traduction par Inga Wachsmann. Lire en allemand : Zukunftsdebatte der Spinelli Gruppe in Berlin.

Photo : Christine Krüger. De gauche à droite : Jo Leinen, Danuta Hübner, Christian Moos, Manuel Sarrazin et Norbert Spinrath.

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