L’UEF-France se mobilise et adopte une feuille de route ambitieuse pour les deux prochaines années

, par Louise Ferry, Valéry-Xavier Lentz

Les militants de l’Union des fédéralistes européens (UEF-France) ont tenu leur assemblée générale samedi 26 septembre , à Paris, à l’Hôtel de l’Industrie.

Cette rencontre fut l’occasion de définir les objectifs prioritaires du mouvement pour les deux prochaines années : être audibles sur les grands enjeux politiques, former les citoyens au fédéralisme, organiser des activités autour, notamment, de la commémoration des 70 ans de l’UEF et favoriser le développement de la section française.

La mise en oeuvre de ces objectifs incombe désormais au nouveau à Bureau exécutif, élu dimanche 27 septembre par le Comité directeur de l’UEF-France et appuyé par quatre commissions politiques. Florent Banfi assurera la présidence de l’organisation.

L’Assemblée de samedi, fut ouverte par une intervention de Paolo Vacca, secrétaire général de l’UEF-Europe qui a dénoncé le manque de volonté politique pour faire avancer l’intégration européenne et appelé la section française à se mobiliser.

La présentation du rapport d’activité a permis de revenir sur les temps forts des activités du mouvement ces deux dernières années : la campagne pour les élections européennes et la campagne New Deal 4 Europe en particulier. Fabien Cazenave, porte parole du mouvement, a rappelé le rôle joué par les fédéralistes dans plusieurs initiatives, notamment : celle visant à défendre l’envoi aux électeurs des professions de foi électorales par voie postale, et celle en faveur de la diffusion télévisée du débat entre les candidats à la présidence de la Commission européenne.

L’Assemblée générale fut suivie d’une conférence de David Garcia, chargé de mission au sein de l’équipe permanente de l’UEF à Bruxelles. Il a ainsi présenté le “policy brief” qu’il a élaboré avec Paolo Vacca : “Strengthening and deepening the Economic and Monetary Union within the current Treaties : possibilities and limits [1]”. Cette publication propose 25 mesures permettant d’améliorer la gouvernance de la zone euro dans le cadre des traités actuels tout en soulignant les limites de l’exercice.

Imposer le projet fédéraliste dans le débat public

« L’Union européenne intergouvernementale suscite le rejet et la tentation du repli », peut-on lire dans la motion d’orientation présentée par Florent Banfi. « Notre mouvement doit affirmer sa différence et imposer dans le débat public le thème du fédéralisme, seule alternative pour que le projet européen puisse répondre aux attentes des citoyens. » Le texte propose également une méthode : « Nous devons mener un travail politique collectif, accueillir de nouveaux militants et oeuvrer avec tous ceux qui s’engagent dans notre sens. Pour réussir, les instances de l’association doivent encourager et soutenir la mobilisation de chacun. »

Le débat sur la motion a permis d’en préciser certains points avant son adoption par les adhérents. « J’apprécie la motion d’orientation qui est proposée », a déclaré à cette occasion Jean-Pierre Gouzy, l’une des personnalités du mouvement. « Elle est sobre, elle est concise et compte tenu de la situation dans laquelle on est, elle est réaliste. »

Un bureau exécutif militant et motivé

Le président sortant Alain Reguillon, qui ne sollicitait pas le renouvellement de son mandat, a rappelé qu’il avait souhaité, en acceptant d’animer l’UEF-France de 2013 à 2015, faciliter le passage de témoin à une nouvelle génération de militants, un objectif désormais atteint.

Florent Banfi, nouveau président, est actuellement membre du bureau de l’UEF-Europe où il s’est occupé principalement de formation, de relations internationales et de stratégie politique.

Le Bureau exécutif de l’UEF-France, 5 femmes et 4 hommes, moyenne d’âge 35 ans, est composé de militants fédéralistes expérimentés ayant fait leurs preuves pour la plupart au sein des Jeunes Européens, section française des Jeunes Européens Fédéralistes.

Pauline Gessant, présidente des JEF jusqu’à mi-octobre et Chloé Fabre qui vient de terminer son mandat de présidente des Jeunes Européens-France rejoignent ainsi l’équipe avec les fonctions de vice-présidente et de secrétaire générale.

Le Comité directeur assurera un travail plus politique en animant notamment des commissions de travail ouvertes aux adhérents comme aux sympathisants et associations partenaires. Celles-ci prépareront les orientations du mouvement sur les grands enjeux auxquels s’intéressent les fédéralistes européens.

Lors de ce week-end, l’UEF-France a su se rassembler et collaborer dans une atmosphère propice à un travail militant efficace. La nouvelle équipe est prête à suivre la feuille de route définie pour les deux prochaines années et à et mener à bien les missions qui lui ont été confiées.

Notes

[1Renforcer et approfondir l’Union économique et monétaire dans le cadre des traités en vigueur : possibilités et limites.

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