Le Conseil européen n’a rien compris au vote du 25 mai Communiqué — Paris, le 28 mai 2014

, par Valéry-Xavier Lentz

L’Union des fédéralistes européens (UEF-France) dénonce l’attitude du Conseil européen qui refuse de nommer directement Jean-Claude Juncker, vainqueur des élections européennes avec le PPE. Cette attitude, éloignée des choix directs des citoyens, est typiquement ce qui fait le lit de l’euroscepticisme.

L’élection européenne 2014 a permis une innovation démocratique majeure avec une campagne à dimension transnationale autour de l’enjeu de la nomination du président de la Commission européenne. Jean-Claude Juncker, tête de file du groupe parlementaire le plus important du Parlement européen, dispose d’une légitimité démocratique sans précédent. Cela a même été validé par son principal adversaire Martin Schulz, représentant socialiste lors de la réunion des présidents de groupes politiques européens avant le Conseil européen.

« Nous condamnons les velléités de certains membres du Conseil de ne pas reconnaître dès à présent que ce sont désormais nos élus qui ont la main » explique Fabien Cazenave, porte-parole de l’UEF. « Celles-ci cachent en réalité une tentative de monnayer leur soutien dans des négociations de couloirs pour l’obtention d’autres fonctions ».

Ce type de fonctionnement intergouvernemental et non démocratique doit être impérativement abandonné : il est en grande partie à l’origine de la défiance de certains de nos concitoyens qu’ils ont exprimé en accordant leur suffrage à des partis populistes.

« Abstention et nationalisme ne sont pas des fatalités mais un choix politique : celui des responsables politiques nationaux qui pour maintenir leurs privilèges institutionnels ont refusé et refusent encore de transformer l’Union européenne en une véritable démocratie fédérale » conclut Fabien Cazenave.

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