Disparition de Jean-Pierre Gouzy

, par François Mennerat

Jean-Pierre Gouzy, notre ami, notre mentor, vient de nous quitter ce 17 février 2017 à près de 92 ans. Il avait été, parmi de très nombreuses autres fonctions prestigieuses méritées, le président de notre mouvement.

La formule est particulièrement justifiée pour lui : une immense bibliothèque s’efface avec cet homme exceptionnel, devenu malheureusement relativement discret ces derniers temps dans notre vie associative en raison des contraintes que lui imposait son état de santé.

Avec lui disparaît le dernier des participants de tous grades au Congrès de La Haye, dont il n’aura donc pas pu célébrer les 70 ans l’année prochaine.

Mais Jean-Pierre restera surtout pour nous l’infatigable militant fédéraliste qu’il a été toute sa vie. De cet engagement obstiné, il avait conservé dans les moindres détails le souvenir de l’extraordinaire aventure qu’a constitué l’envol du fédéralisme européen avant même la fin du deuxième conflit mondial, puis de toutes les étapes d’une intégration européenne, certes difficile, mais inlassablement persévérante. Les conversations avec Jean-Pierre étaient toujours éblouissantes et elles provoquaient toujours l’émerveillement. On ne le quittait jamais sans se sentir ragaillardi, balayés tous les doutes que l’on pouvait avoir.

D’autres s’attacheront à dresser de Jean-Pierre Gouzy une biographie aussi complète que possible qui sera bienvenue.

Aujourd’hui, nous nous trouvons profondément peinés et complètement abattus par sa disparition.

À Nicole son épouse et à toute sa famille, ainsi qu’à tous ses proches,
nous présentons nos très sincères condoléances.

J’avais eu personnellement la chance de pouvoir encore bavarder sereinement avec lui, en présence de son épouse, au pied de son lit d’hôpital, il n’y a guère plus d’une semaine. Je conserverai ce précieux souvenir à jamais.

François Mennerat

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