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	<title>Union des f&#233;d&#233;ralistes europ&#233;ens, UEF-France</title>
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	<description>L'Union des f&#233;d&#233;ralistes europ&#233;ens (UEF) est un mouvement transpartisan pour cr&#233;er une Europe f&#233;d&#233;rale et une France f&#233;d&#233;rale et renforcer la d&#233;mocratie du local au mondial. Section fran&#231;aise de l'UEF Europe et du mouvement f&#233;d&#233;raliste mondial.</description>
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		<title>Union des f&#233;d&#233;ralistes europ&#233;ens, UEF-France</title>
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		<title>Et si l'Union europ&#233;enne adh&#233;rait &#224; la Suisse ?</title>
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		<dc:date>2019-05-22T05:15:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre Jouvenat</dc:creator>


		<dc:subject>Suisse</dc:subject>

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&lt;p&gt;C'est l'id&#233;e sous-jacente et la conclusion du dernier livre de Guy Mettan, Le Continent perdu, dont le titre alarmiste r&#233;sume une analyse fine et fouill&#233;e de la construction europ&#233;enne au regard des le&#231;ons de l'histoire et de la g&#233;opolitique. Seule une &#233;volution vers un f&#233;d&#233;ralisme s'inspirant du mod&#232;le helv&#233;tique permettra &#224; l'Europe, ici envisag&#233;e dans son ensemble et pas seulement sous l'angle de l'Union europ&#233;enne, de s'affirmer comme puissance forte, ind&#233;pendante, de paix et de progr&#232;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.uef.fr/tribunes-9-9-9" rel="directory"&gt;Tribunes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.uef.fr/suisse" rel="tag"&gt;Suisse&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est l'id&#233;e sous-jacente et la conclusion du dernier livre de Guy Mettan, &lt;i&gt;Le Continent perdu&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Guy Mettan, Le Continent perdu &#8211; Plaidoyer pour une Europe d&#233;mocratique et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, dont le titre alarmiste r&#233;sume une analyse fine et fouill&#233;e de la construction europ&#233;enne au regard des le&#231;ons de l'histoire et de la g&#233;opolitique. Seule une &#233;volution vers un f&#233;d&#233;ralisme s'inspirant du mod&#232;le helv&#233;tique permettra &#224; l'Europe, ici envisag&#233;e dans son ensemble et pas seulement sous l'angle de l'Union europ&#233;enne, de s'affirmer comme puissance forte, ind&#233;pendante, de paix et de progr&#232;s humain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les le&#231;ons de l'histoire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans un premier temps, l'auteur examine dans le d&#233;tail plusieurs &#171; essais d'union &#187; qui ont jalonn&#233; l'histoire du continent, avec leurs succ&#232;s et leurs &#233;checs. Ses r&#233;cits d&#233;butent avec l'Empire carolingien, suivis de ceux du Saint-Empire romain germanique et de la Mitteleuropa austro-hongroise, puis des conqu&#234;tes napol&#233;oniennes, pour finir avec &#171; l'union par le sang et les larmes &#187; d'Hitler et de Staline. Une narration sem&#233;e d'analogies avec la construction europ&#233;enne d'aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans sa d&#233;marche historique, l'auteur remonte m&#234;me plus loin pour se pencher longuement sur la Gr&#232;ce antique. &lt;i&gt;&#171; &#192; bien des &#233;gards, l'Europe d'aujourd'hui, et la principale conf&#233;d&#233;ration d'&#201;tats qui la compose, l'Union europ&#233;enne, &#233;voquent la Gr&#232;ce d'apr&#232;s la guerre du P&#233;loponn&#232;se et d'apr&#232;s Alexandre, lorsque celle-ci se battait pour retrouver son ancien lustre, formait des ligues pour reconstruire son unit&#233; et pr&#233;server son ind&#233;pendance face aux menaces expansionnistes de ses voisins orientaux et occidentaux. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le constat est implacable. &#192; d&#233;faut d'un sursaut qui permettrait &#224; l'Europe de recouvrer son ind&#233;pendance et sa souverainet&#233;, l'avenir du continent se r&#233;duit &#224; deux possibles sc&#233;narios, aussi n&#233;fastes l'un que l'autre : &#171; l'insignifiance politique &#187;, &#224; l'image de l'&#233;volution du Saint Empire, peu &#224; peu vid&#233; de sa substance au fil des r&#233;formes et des trait&#233;s, ou la &#171; servitude &#187; r&#233;sultant de l'absorption par une puissance plus grande et plus forte, comme le f&#251;t la Gr&#232;ce antique par les Romains. Mais surtout, tirant les le&#231;ons de l'histoire, l'auteur souligne les &#233;checs de la mani&#232;re forte, rappelant ainsi, au-del&#224; de la dimension militaire, que les initiatives &#224; caract&#232;re &#233;litiste et technocratique aboutissent le plus souvent &#224; une impasse.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Et cependant, les mauvais choix de la construction europ&#233;enne&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;S'ensuit donc un long r&#233;quisitoire de la &#171; machine d&#233;r&#233;gl&#233;e &#187; qui caract&#233;rise l'Union europ&#233;enne (UE). Celle-ci souffre de trois &#171; d&#233;fauts de conception &#187;. Premi&#232;rement, le choix voulu et assum&#233; de donner la primaut&#233; &#224; l'&#233;conomie et au juridique au d&#233;triment de la politique, avec le double dessein de contrebalancer les int&#233;r&#234;ts nationaux par une expertise juridique et technique et de privil&#233;gier l'approche fonctionnaliste, est devenu au fil du temps le code g&#233;n&#233;tique de l'UE, avec les cons&#233;quences que l'on sait : technocratie, &#171; id&#233;ologie de la norme &#187;, d&#233;ficit d&#233;mocratique et &#171; trahison du mod&#232;le social &#187;, privant ainsi durablement l'Europe des conditions qui font un peuple. L'auteur se montre particuli&#232;rement accusateur &#224; l'&#233;gard de la Cour de Justice de l'UE, l'assimilant &#224; un &#171; coup d'&#201;tat judiciaire permanent &#187; car elle l&#233;gif&#232;re sans contr&#244;le d&#233;mocratique et s'arroge une fonction constituante. Il admet cependant que par son activit&#233; normative l'Europe a donn&#233; le ton pour des progr&#232;s &#224; l'&#233;chelle mondiale en mati&#232;re de d&#233;veloppement durable, de droits de l'homme et de droits sociaux fondamentaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ressent ici une propension &#224; reprendre certaines critiques formul&#233;es par les d&#233;tracteurs de la construction europ&#233;enne (Monnet &#233;tait proche des Am&#233;ricains, influence de l'&#233;cole des cadres d'Uriage&#8230;), mais avec la pr&#233;caution de relever la complexit&#233; de la r&#233;alit&#233;. Loin des travers d'un Philippe de Villiers qui instrumentalise l'histoire au service de ses certitudes id&#233;ologiques et de son dessein politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;mement, la construction europ&#233;enne souffre de d&#233;s&#233;quilibres g&#233;opolitiques, avec un penchant excessif du c&#244;t&#233; de l'Ouest dont r&#233;sultent une &#171; suj&#233;tion militaire &#187; et un &#171; suivisme &#233;conomique &#187; vis-&#224;-vis des &#201;tats-Unis, l'OTAN agissant comme facteur de division entre l'UE et la Russie, &#171; ennemi d&#233;sign&#233; de l'Occident &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;On renvoie le lecteur &#224; un autre ouvrage non-conformiste du m&#234;me auteur : (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'auteur d&#233;plore donc l'exclusion russe avec le refus de la proposition de Mikha&#239;l Gorbatchev de cr&#233;er une Maison commune europ&#233;enne ; il appelle ainsi &#224; une prise de conscience que l'Europe s'&#233;tend jusqu'&#224; l'Oural, pour enfin recommander d'int&#233;grer, dans un deuxi&#232;me cercle, l'Ukraine et la Russie, mais aussi la Turquie et les pays m&#233;diterran&#233;ens. Il rel&#232;ve aussi les contradictions europ&#233;ennes vis-&#224;-vis des nationalit&#233;s et du nationalisme (ex-Yougoslavie, Ukraine, Catalogne &#8230;). Enfin, il rejoint la plupart des commentateurs pour d&#233;noncer un d&#233;s&#233;quilibre cette fois-ci interne, &#224; savoir le poids excessif de l'Allemagne qui menace la stabilit&#233; de l'&#233;quilibre europ&#233;en tout entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;mement, l'Europe reste bloqu&#233;e par ses contradictions et ses divisions, illustr&#233;es par un &#171; gloubi-boulga institutionnel &#187; diff&#233;remment appr&#233;ci&#233; selon les ambitions europ&#233;ennes des uns et des autres. L'auteur passe en revue les r&#233;visions successives des Trait&#233;s, sans n&#233;gliger la probl&#233;matique du &#171; peuple europ&#233;en &#187; et les prises de position de la cour institutionnelle de Karlsruhe, pour conclure que la vraie puissance publique est le cha&#238;non manquant de la construction europ&#233;enne. Ce faisant, il a tendance &#224; forcer le trait en pr&#233;sentant le plus souvent le verre &#224; moiti&#233; vide plut&#244;t qu'&#224; moiti&#233; plein. L'incompl&#233;tude des Trait&#233;s &#233;tant act&#233;e, il e&#251;t &#233;t&#233; cependant possible de pr&#233;senter une vision plus positive des institutions de l'Union europ&#233;enne, en particulier l'influence du Parlement et sa capacit&#233; de repr&#233;senter les citoyens europ&#233;ens. Sa d&#233;marche appara&#238;t toutefois intentionnelle et assum&#233;e, pour inviter &#224; corriger la trajectoire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les oublis de l'auteur&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sur le fond, on regrettera que les initiatives f&#233;d&#233;ralistes qui ont jalonn&#233; l'histoire de la construction europ&#233;enne depuis les ann&#233;es 1920 ont &#233;t&#233; minimis&#233;es voire pas mentionn&#233;es du tout. Par exemple, le mouvement Federal Union lanc&#233; en 1938 au Royaume Uni se d&#233;marquait de la vision hayekienne, si d&#233;nonc&#233;e par l'auteur, qui pr&#233;valait d&#233;j&#224; &#224; l'&#233;poque. Les combats men&#233;s par Altiero Spinelli, allant du Manifeste de Ventotene, impr&#233;gn&#233; lui aussi d'une autre orientation id&#233;ologique, jusqu'au Projet de trait&#233; instituant l'Union europ&#233;enne adopt&#233; par le Parlement europ&#233;en en 1984, en passant par le Congr&#232;s du peuple europ&#233;en &#224; la fin des ann&#233;es 1950 qui pr&#233;figurait une Europe f&#233;d&#233;rale partant de la base, ont marqu&#233; les esprits des pro-Europ&#233;ens. L'auteur rel&#232;ve bien l'&#233;chec de la Communaut&#233; europ&#233;enne de d&#233;fense en 1954, mais le projet de communaut&#233; politique qui lui &#233;tait associ&#233; ne fait l'objet que d'une note de bas de page, alors qu'il s'agissait l&#224; de la premi&#232;re tentative majeure de constitution pour une Europe f&#233;d&#233;rale. On aura compris que l'auteur ne s'attarde pas sur ces initiatives car elles sont rest&#233;es sans effet. En choisissant de surtout &#171; mettre le doigt l&#224; o&#249; &#231;a fait mal &#187;, il reconna&#238;t dans son &#233;pilogue une forme d'injustice &#224; l'&#233;gard de tous ceux qui se sont efforc&#233;s de construire une Europe plus efficace depuis des d&#233;cennies. Nous pensons toutefois qu'il e&#251;t &#233;t&#233; utile, vu l'attachement de l'auteur aux le&#231;ons de l'histoire, de prendre en compte les raisons, bien connues, de ces &#233;checs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Regrettable aussi est le peu de cas accord&#233; au Conseil de l'Europe, qui n'est &#233;voqu&#233; que bri&#232;vement et sous un angle n&#233;gatif pour illustrer &#171; les innombrables couches du mille-feuille constitutionnel &#187;. Alors que l'auteur d&#233;nonce le &#171; ratage g&#233;opolitique &#187;, il e&#251;t &#233;t&#233; judicieux de s'&#233;tendre davantage sur cette occasion manqu&#233;e d'une construction europ&#233;enne plus politique. Il mentionne pourtant, mais en passant seulement, que &#171; l'espace europ&#233;en le plus pertinent est celui du Conseil de l'Europe &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Vers le mod&#232;le helv&#233;tique &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces lacunes n'enl&#232;vent cependant rien &#224; la force et l'originalit&#233; de la derni&#232;re partie du livre. Pour que l'UE sorte de l'impasse et &#233;chappe au risque du syndrome grec ou de l'agonie du Saint-Empire, elle doit imp&#233;rativement adopter une gouvernance efficace et d&#233;mocratique. L'auteur nous emm&#232;ne alors, enfin avec une bonne dose d'optimisme, vers une narration &#233;logieuse du mod&#232;le f&#233;d&#233;ral suisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout en admettant l'impossibilit&#233; d'un copi&#233;-coll&#233; par oukase, il souligne les similitudes entre le long cheminement de la Suisse vers un &#201;tat f&#233;d&#233;ral et les vicissitudes de la construction europ&#233;enne, pour conclure qu'il faut aujourd'hui &#224; l'Europe la m&#234;me volont&#233; politique et surtout populaire que celle qui a permis &#224; la Suisse d'&#234;tre ce qu'elle est aujourd'hui :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; souci des &#233;quilibres dans le respect de la diversit&#233; culturelle, linguistique et religieuse ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; respect de la s&#233;paration des pouvoirs, tant horizontale que verticale, cette derni&#232;re selon une application judicieuse des principes de subsidiarit&#233; et de proportionnalit&#233; ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; bicam&#233;risme parfait ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; syst&#232;me de concordance qui rend possible la d&#233;mocratie directe : composition proportionnelle des organes de l'&#201;tat, rejet des conflits par exclusion de tout syst&#232;me binaire, recherche de solutions n&#233;goci&#233;es avec toutes les parties prenantes ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; ressources financi&#232;res propres de l'&#201;tat f&#233;d&#233;ral et solidarit&#233; intercantonale.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Soulignant que le probl&#232;me majeur de l'Europe est culturel (&lt;i&gt;&#171; son plus grand &#233;chec est qu'elle n'a pas r&#233;ussi &#224; cr&#233;er des Europ&#233;ens &#187;&lt;/i&gt;), l'auteur insiste sur la n&#233;cessit&#233; de d&#233;velopper des pratiques citoyennes communes, dans une d&#233;marche qui n'est pas sans rappeler le patriotisme constitutionnel cher &#224; J&#252;rgen Habermas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours attentif &#224; la g&#233;opolitique, et constatant que l'Europe a trop souvent &#233;t&#233; embarqu&#233;e dans des guerres qui ne sont pas les siennes (Afghanistan, Irak, Lybie, Syrie&#8230;), il vante la neutralit&#233; suisse et pr&#233;conise pour l'UE une politique de non-alignement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'int&#233;r&#234;t de ce livre, &#224; la lecture plaisante, &#233;crit dans un style certes accrocheur mais non pol&#233;mique, est double : premi&#232;rement, le recul historique, tr&#232;s bien document&#233; et argument&#233;, ainsi que la dimension g&#233;opolitique ; deuxi&#232;mement, et c'est l&#224; l'originalit&#233; de l'ouvrage, la proposition de s'inspirer du mod&#232;le f&#233;d&#233;ral helv&#233;tique. Ce second aspect est celui qui nous a particuli&#232;rement int&#233;ress&#233;, car le lecteur de cette recension aura compris qu'elle &#233;mane d'un militant f&#233;d&#233;raliste, membre de l'Union des F&#233;d&#233;ralistes Europ&#233;ens (UEF) et du Nouveau mouvement europ&#233;en Suisse (Nomes) qui lui est affili&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne reste plus qu'&#224; tirer les le&#231;ons des &#233;checs f&#233;d&#233;ralistes successifs et proposer un mode d'emploi pour adopter progressivement le mod&#232;le suisse, au-del&#224; des pistes bri&#232;vement sugg&#233;r&#233;es dans ce livre. Guy Mettan a d&#233;montr&#233; par la lucidit&#233; de son analyse qu'il en a les moyens. Un nouvel essai en prolongement de celui-ci ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Guy Mettan, &lt;i&gt;Le Continent perdu &#8211; Plaidoyer pour une Europe d&#233;mocratique et souveraine&lt;/i&gt;, Gen&#232;ve, &#201;ditions des Syrtes, 2019. Guy Mettan est journaliste et homme politique genevois ; il est auteur de plusieurs livres sur la Suisse et les relations internationales.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;On renvoie le lecteur &#224; un autre ouvrage non-conformiste du m&#234;me auteur : &lt;i&gt;Russie-Occident. Une guerre de mille ans&lt;/i&gt;, Gen&#232;ve, &#201;ditions des Syrtes, 2015, dans lequel, s'appuyant toujours sur une d&#233;marche historique, il d&#233;nonce la russophobie occidentale.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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