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	<title>Union des f&#233;d&#233;ralistes europ&#233;ens, UEF-France</title>
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	<description>L'Union des f&#233;d&#233;ralistes europ&#233;ens (UEF) est un mouvement transpartisan pour cr&#233;er une Europe f&#233;d&#233;rale et une France f&#233;d&#233;rale et renforcer la d&#233;mocratie du local au mondial. Section fran&#231;aise de l'UEF Europe et du mouvement f&#233;d&#233;raliste mondial.</description>
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		<title>Union des f&#233;d&#233;ralistes europ&#233;ens, UEF-France</title>
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		<title>Audition des membres de la Commission : la d&#233;mocratie europ&#233;enne en action</title>
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		<dc:date>2019-10-18T11:37:54Z</dc:date>
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		<dc:creator>Alain Mal&#233;garie</dc:creator>


		<dc:subject>Commission europ&#233;enne</dc:subject>
		<dc:subject>Parlement europ&#233;en</dc:subject>

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&lt;p&gt;Les comparaisons sont toujours utiles, surtout en mati&#232;re de d&#233;mocratie. Or, combien de fois critique-t-on l'&#171; Europe &#187;, sans m&#234;me chercher &#224; v&#233;rifier si dans les &#201;tats-nations c'est mieux ! Si chaque citoyen avait la possibilit&#233; -ou la curiosit&#233;- de comparer chaque action publique d'un &#201;tat-membre avec ce que fait l'Union europ&#233;enne, il y aurait s&#251;rement moins de malentendus sur cette derni&#232;re ! Et je suis souvent interpell&#233; sur l'absence de d&#233;mocratie de &#171; l'Europe &#187;, et ce quelque soit (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.uef.fr/tribunes-9-9-9" rel="directory"&gt;Tribunes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.uef.fr/commission-europeenne" rel="tag"&gt;Commission europ&#233;enne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.uef.fr/parlement-europeen-56" rel="tag"&gt;Parlement europ&#233;en&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les comparaisons sont toujours utiles, surtout en mati&#232;re de d&#233;mocratie. Or, combien de fois critique-t-on l'&#171; Europe &#187;, sans m&#234;me chercher &#224; v&#233;rifier si dans les &#201;tats-nations c'est mieux ! Si chaque citoyen avait la possibilit&#233; -ou la curiosit&#233;- de comparer chaque action publique d'un &#201;tat-membre avec ce que fait l'Union europ&#233;enne, il y aurait s&#251;rement moins de malentendus sur cette derni&#232;re ! Et je suis souvent interpell&#233; sur l'absence de d&#233;mocratie de &#171; l'Europe &#187;, et ce quelque soit les auditoires &#8211; de tout bord et de toute classe sociale &#8211; rencontr&#233;s lors de mes interventions publiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Certes, ni l'Union europ&#233;enne, ni les &#201;tats qui la composent ne sont totalement d&#233;mocratiques ; Winston Churchill avait cette formule lucide : &#171; la d&#233;mocratie est le pire de tous les r&#233;gimes, &#224; l'exception de tous les autres &#187;. C'est tr&#232;s bien r&#233;sum&#233;. La d&#233;mocratie pure et parfaite n'existe pas, nulle part, ce serait faire abstraction des mensonges, de la manipulation, de la corruption, des lobbies, et j'en passe, mais c'est quand m&#234;me une bonne base, &#224; commencer par des &#233;lections libres et non fauss&#233;es, compar&#233;e &#224; ce qui se passe dans la moiti&#233; des &#201;tats de notre plan&#232;te...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quand je me contemple, je me d&#233;sole, mais quand je me compare, je me console, dit l'adage.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Et il vaut quand m&#234;me mieux vivre dans un des &#201;tats-membres de notre Union, certes tr&#232;s perfectible (surtout pour un F&#233;d&#233;raliste !), o&#249;, justement, la critique est libre ! &#171; Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire &#187;, disait avec raison Saint Juste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors oui, trois fois oui, le processus d'audition par le Parlement europ&#233;en des candidats(e) &#224; un poste de commissaire de la Commission europ&#233;enne est parfaitement d&#233;mocratique, et le seul qui soit. Les candidats sont certes propos&#233;s par le gouvernement de leur propre pays, mais c'est bien le Parlement europ&#233;en qui a le dernier mot en validant leur candidature, ou en la rejetant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, le Parlement de Strasbourg a mis du temps pour acqu&#233;rir ce pouvoir consid&#233;rable et indispensable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but de la construction europ&#233;enne, on cr&#233;e, en 1958, une &#171; Assembl&#233;e parlementaire europ&#233;enne &#187;, ersatz (en &#233;tant gentil) d'un vrai Parlement. Car cette Assembl&#233;e n'&#233;tait pas &#233;lue au suffrage universel direct, elle n'&#233;tait donc pas la voix des peuples, et elle avait tr&#232;s peu de &#171; pouvoir &#187; jusqu'en 1979.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1979, avanc&#233;e d&#233;mocratique radicale, car l' &#233;lection du Parlement se fait dor&#233;navant au suffrage universel direct. Il nous faut au passage remercier ici les dirigeants fran&#231;ais et allemands de l'&#233;poque, Val&#233;ry Giscard d'Estaing et Helmut Schmidt, pour cette &#233;volution l&#233;gitime et attendue. Cette instance devenait enfin la voix des citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; du mode &#233;lectoral, le parlement europ&#233;en ne cessera, lentement (h&#233;las) mais s&#251;rement de grappiller, mandature apr&#232;s mandature, des pouvoirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, la neuvi&#232;me l&#233;gislature est op&#233;rationnelle depuis le 1er juillet, et le parlement vote sur environ 85% des th&#233;matiques. Les chefs d'&#233;tat et de gouvernement continuent &#224; faire de la r&#233;sistance sur des sujets qu'ils consid&#232;rent r&#233;galiens pour sauvegarder &#171; leur &#187; souverainet&#233; nationale : la fiscalit&#233;, la s&#233;curit&#233; et la d&#233;fense, la diplomatie, les accords internationaux, commerciaux et autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, ils continuent &#224; interdire &#224; ce parlement tout droit d'initiative des lois. Ce verrou majeur &#8211; inacceptable en d&#233;mocratie &#8211; finira bien &#224; son tour par sauter, d'autant que la nouvelle pr&#233;sidente de la Commission europ&#233;enne, &#171; au nom de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral des peuples &#187;, le r&#233;clame aussi, en promettant m&#234;me de faire cause commune avec le Parlement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petit b&#233;mol toutefois : encore faut-il se donner des moyens pour exercer les droits que l'on vous donne. En France, par exemple, notre Assembl&#233;e nationale a bien le droit d'initiative des lois...mais elle ne l'utilise gu&#232;re ! Seulement 4% des lois vot&#233;es proviennent du Parlement. Et 96% du gouvernement ! Certes, d'autres parlements nationaux dans l'Union fonctionnent un peu mieux, proposent nombre de lois. Mais en France, personne ne valide les ministres et secr&#233;taires d'&#201;tat. C'est le fait du Prince. M&#234;me le Premier Ministre, qui est pourtant le chef du Gouvernement, n'a pas les coud&#233;es franches sur le choix de &#171; ses &#187; ministres. En cas de dissensus, c'est le pr&#233;sident de la R&#233;publique qui a le dernier mot...Comme sur tous les sujets d'ailleurs. Le pouvoir d'un pr&#233;sident de la cinqui&#232;me R&#233;publique est absolument exorbitant,sup&#233;rieur &#224; celui du pr&#233;sident des &#201;tats-Unis ! Ce dernier a en face de lui le Congr&#232;s, la Cour supr&#234;me et peut m&#234;me &#234;tre destitu&#233; (proc&#233;dure de l'impeachment). Rien de tel en France, le pr&#233;sident est irresponsable devant le parlement, et peut en cas de crise politique grave d&#233;clencher l'article 16 de la Constitution (qui date de 1958 !) lui conf&#233;rant les &#171; pleins pouvoirs &#187;, article que je recommande &#224; chacun de lire attentivement, car c'est hallucinant, en 2019 !!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parlement europ&#233;en, de par son mode &#233;lectoral ( scrutin de liste &#224; un tour, &#224; la proportionnelle) respecte la diversit&#233; politique des sept partis europ&#233;ens. La comparaison avec notre parlement national est affligeante. Nos d&#233;put&#233;s nationaux sont &#233;lus au scrutin majoritaire &#224; deux tours, permettant de d&#233;gager des majorit&#233;s cons&#233;quentes laissant le gouvernement gouverner &#224; sa guise, sans contre-pouvoir parlementaire r&#233;el. Et m&#234;me en cas de fronde de sa majorit&#233;, qui rejoindrait partiellement voire totalement l'opposition, tout est pr&#233;vu, avec le fameux 49-3, qui permet au gouvernement de &#171; passer en force &#187;, en engageant sa responsabilit&#233; devant le parlement, c'est &#224; dire en remettant en jeu par cet article sa p&#233;rennit&#233; au pouvoir. En clair, si la motion de censure est rejet&#233;e, la loi est adopt&#233;e sans vote (!) ; si la motion est vot&#233;e (cas rarissime voire impossible compte tenu des majorit&#233;s en pr&#233;sence..) le gouvernement tombe entra&#238;nant la dissolution de l'Assembl&#233;e. Ce qui freine les ardeurs des d&#233;put&#233;s, qui souhaitent faire tout leur mandat...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re cause de ces faiblesses d&#233;mocratiques est que le vote l&#233;gislatif se tient apr&#232;s l'&#233;lection pr&#233;sidentielle, ce qui n'&#233;tait pas le cas dans les d&#233;buts de la cinqui&#232;me R&#233;publique...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; des majorit&#233;s &#233;normes, qui suivent la logique du choix pr&#233;sidentiel, et donc les d&#233;put&#233;s de la majorit&#233; seront au service du pouvoir ex&#233;cutif en place durant cinq ans, pour voter toutes les lois qu'il veut...Tr&#232;s efficace, mais ce n'est pas tr&#232;s d&#233;mocratique, tout cela...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le second probl&#232;me est bien pire encore : en France, depuis des d&#233;cennies, les gouvernements successifs &#8211; de droite, de gauche ou du centre &#8211; refusent consciencieusement d'introduire une vraie proportionnelle dans les &#233;lections l&#233;gislatives, malgr&#233; les demandes r&#233;it&#233;r&#233;es des partis d'opposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela rend notre assembl&#233;e nationale surr&#233;aliste, peu repr&#233;sentative, avec un nombre de d&#233;put&#233;s d'extr&#234;me droite et gauche sous-repr&#233;sent&#233;s par rapport &#224; leurs r&#233;sultats &#233;lectoraux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes la minoration de ces extr&#234;mes arrange beaucoup de monde sur le plan politique, mais il faut reconna&#238;tre que c'est juridiquement et d&#233;mocratiquement tr&#232;s contestable. Il faut juste avoir l'honn&#234;tet&#233; de le reconna&#238;tre... Le parlement europ&#233;en est bien plus d&#233;mocratique, car respectueux des r&#233;sultats &#233;lectoraux de chaque parti pour une juste r&#233;partition des si&#232;ges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre probl&#232;me, la &#171; Chambre haute &#187; (le S&#233;nat), n'est pas &#233;lue au suffrage universel direct, mais par un coll&#232;ge d'&#233;lus territoriaux, ce qui la rend moins d&#233;mocratique car &#233;loign&#233;e du peuple. Et en outre, le S&#233;nat a moins de pouvoir que l' Assembl&#233;e nationale , car en cas de divergence avec la Chambre basse (l'Assembl&#233;e) sur un projet de loi (ce qui est tr&#232;s fr&#233;quent), il y a un &#171; ballet &#187; d'aller-retour entre les deux chambres, mais au bout c'est bien l'Assembl&#233;e qui a le dernier mot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me parlementaire fran&#231;ais est donc tr&#232;s perfectible, compar&#233; &#224; beaucoup d'autres, en Europe ou ailleurs. Les majorit&#233;s de &#171; godillots &#187;, pour reprendre une ancienne formule qui perdure dans les faits, ont pour effet d'appauvrir les d&#233;bats de fond sur les projets de loi et d'orienter les amendements dans le sens voulu par l'ex&#233;cutif &#8230; Quand il y a 300 d&#233;put&#233;s issus du parti ultra majoritaire, il ne peut plus y avoir de v&#233;ritable d&#233;bat contradictoire. La pl&#233;thore d'amendements d&#233;pos&#233;s par l'opposition (amendements parfois loufoques ou d&#233;biles d'ailleurs) ne suffit qu'&#224; ralentir le processus de votation, et non &#224; le bloquer .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me la diminution du nombre -pl&#233;thorique- de d&#233;put&#233;s (574 !) tarde &#224; venir, alors qu'on le promet r&#233;guli&#232;rement...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parlement fran&#231;ais n'a aucun pouvoir sur l'ex&#233;cutif, &#224; la diff&#233;rence du Parlement europ&#233;en. Le pr&#233;sident de la R&#233;publique choisit son Premier ministre, Chef du gouvernement, et celui-ci compose son gouvernement. A cet &#233;gard il tient inform&#233; le pr&#233;sident de la R&#233;publique, cl&#233; de vo&#251;te des institutions, du choix de sa liste. En cas de d&#233;saccord fort sur un nom, on imagine mal que le Premier ministre impose son choix...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois que le gouvernement est nomm&#233;, le Premier ministre va &#224; l'Assembl&#233;e pour faire une &#171; D&#233;claration de politique g&#233;n&#233;rale &#187;, sorte de grande feuille de route pour les actions &#224; mener par les ministres, et dont certaines seront oubli&#233;es au gr&#233; des al&#233;as...Mais l'Assembl&#233;e nationale ne peut rejeter aucun ministre ou secr&#233;taire d'&#201;tat, m&#234;me sur l'&#233;thique ! Il n' y a aucune audition des ministres, m&#234;me pas sur des pr&#233;cisions sur leur poste ! Ce qui est possible dans d'autres Assembl&#233;es d'&#201;tats-membres. En France, face aux multiples affaires de corruption, les pr&#233;tendants &#224; un poste minist&#233;riel doivent d&#233;sormais d&#233;clarer tout leur patrimoine (comme les d&#233;put&#233;s, d'ailleurs). Mais on reste sur du &#171; d&#233;claratif &#187;, sans aucun contr&#244;le. Donc d'autres scandales &#233;clateront !!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre syst&#232;me parlementaire est tr&#232;s en retard sur son contr&#244;le du pouvoir ex&#233;cutif ; il faut le dire et le redire, car visiblement aucun parti politique fran&#231;ais ne propose une &#8211; s&#233;rieuse &#8211; r&#233;forme ! Il est vrai qu'une fois arriv&#233; au pouvoir, cette situation est tellement confortable...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parlement europ&#233;en fonctionne diff&#233;remment, heureusement. Il exerce un triple pouvoir : pouvoir l&#233;gislatif : voter et amender tous les projets de loi ; pouvoir budg&#233;taire : il contr&#244;le et vote le cadre financier pluriannuel (7ans) et vote aussi le budget annuel de l'UE ; pouvoir de contr&#244;le : audition puis vote du pr&#233;sident (e) de la Commission europ&#233;enne, puis auditions de tous les candidats Commissaires puis vote du Coll&#232;ge des Commissaires. Et le Parlement exploite pleinement, d&#233;sormais, ce pouvoir. Il a d'ailleurs r&#233;cus&#233; deux Commissaires propos&#233;s (celui de Hongrie et celle de Roumanie), avant m&#234;me leurs auditions, pour conflits d'int&#233;r&#234;t pr&#233;sum&#233;s. La troisi&#232;me rejet&#233;e est fran&#231;aise (Sylvie Goulard) apr&#232;s deux auditions pouss&#233;es et plusieurs questions &#233;crites, pas pour ses grandes comp&#233;tences, mais pour des raisons d'&#233;thique (conflit d'int&#233;r&#234;t pr&#233;sum&#233; avec deux proc&#233;dures en cours) et de portefeuille de mission trop charg&#233;. Sans doute aussi pour des raisons politiques, sans dire pour autant que ce fut la &#171; seule &#187; raison, juste pour donner un camouflet &#224; Emmanuel Macron qui avait d&#233;daigneusement torpill&#233; le principe du &#171; Spitzenkandidat &#187;, c'est &#224; dire la d&#233;signation du chef du parti europ&#233;en arriv&#233; en t&#234;te aux &#233;lections l&#233;gislatives europ&#233;ennes, en l' occurrence Manfred Weber, le chef de file de la liste PPE, arriv&#233; en t&#234;te &#224; nouveau, quoique en baisse. Ce dernier a &#233;t&#233; &#233;cart&#233; malgr&#233; sa d&#233;signation officielle par le PPE lors de son congr&#232;s tenu &#224; Helsinki en septembre 2018...Ce qui est proprement scandaleux et attentatoire au fonctionnement et r&#232;gles de l'UE . En plus, il y avait l&#224; une avanc&#233;e d&#233;mocratique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imagine-t-on un instant pareille situation en France, o&#249; l' Ex&#233;cutif se permettrait de refuser le candidat d'un parti d&#233;mocratiquement d&#233;sign&#233; ? On imagine le toll&#233; ! C'est dire &#224; quel point il y a encore un foss&#233; entre les institutions europ&#233;ennes et le niveau national, o&#249; m&#234;me un Chef d'&#201;tat se d&#233;clarant europhile nie le fonctionnement m&#234;me de la d&#233;mocratie institutionnelle europ&#233;enne en le sabotant ! Sans d'ailleurs que cela &#233;meuve beaucoup les media nationaux ni la classe politique fran&#231;aise. C'est cela, qui me navre encore plus ! C'est vrai, j'oubliais que Bruxelles, c'est loin !!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224; , pour la validation de la candidature pour le poste de pr&#233;sident de la Commission, l'audition, puis les questions avaient &#233;t&#233; redoutables, et le vote du Parlement europ&#233;en en faveur de Mme Ursula von der Leyen, au final, tr&#232;s serr&#233; (9 voix de majorit&#233; seulement, soit 51% !). bien moins que le vote pour Jean-Claude Juncker, en 2014. Voil&#224; qui &#233;tait pr&#233;monitoire...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Que de chemin parcouru pour le Parlement europ&#233;en, depuis 1979 !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me s'il y avait d&#233;j&#224; eu quelques pr&#233;c&#233;dents, l'affaire des candidats-commissaires rejet&#233;s cette fois-ci confirme que la seule institution repr&#233;sentant la voix des citoyens europ&#233;ens prend son autonomie face aux &#201;tats-membres et &#224; leurs dirigeants ! Et ce en se basant sur trois crit&#232;res simples, mais fondamentaux : comp&#233;tence, probit&#233; et ind&#233;pendance. Et ce qui est nouveau, c'est que l'on a &#171; os&#233; &#187; recaler un candidat d'un grand pays fondateur de l'Union, la France en l'occurrence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et selon un principe d&#233;mocratique puisque les candidats doivent convaincre les 2/3 de parlementaires. Je suis persuad&#233; que, dans cinq ans, aucun chef d'&#201;tat ne pourra plus &#233;carter de sa propre initiative un candidat d&#233;sign&#233; par un vote de son parti &#224; la pr&#233;sidence de la Commission. Ou du moins, il faudra faire des tractations en amont !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pouvoirs &#8211; et coutumes- du parlement europ&#233;en tranchent radicalement avec ceux d'un parlement national comme celui de la France. A Strasbourg, pas d'id&#233;ologies politiques qui enfermerait l'instance dans une discipline de &#171; vote m&#233;canique &#187; selon son appartenance partisane. Le parlement europ&#233;en repose et travaille sur des majorit&#233;s de compromis, et &#231;a fonctionne tr&#232;s bien. Gr&#226;ce &#224; ce mode plus consensuel, il parvient &#224; am&#233;liorer les projets de lois, de concert avec tous le partis d&#233;mocratiques, surtout depuis les derni&#232;res &#233;lections, qui lui imposent des n&#233;gociations permanentes &#224; au moins trois ou quatre groupes politiques, et plus &#224; un duopole PPE/ S&amp;D. Ce respect et cette efficacit&#233; permettent de s'accorder et de voter des textes plus consensuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parlement fran&#231;ais, comme d'autres, gagnerait &#224; s'inspirer du mod&#232;le parlementaire europ&#233;en !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parlement europ&#233;en vient de s'affranchir, dans ces auditions, des &#201;tats-membres et de l'inter-gouvernementalisme effr&#233;n&#233;. On est certes tr&#232;s loin, h&#233;las, d'un syst&#232;me f&#233;d&#233;raliste (auditer un...chef d'&#201;tat, par exemple !) mais ce parlement prend de l'envergure. Il audite aussi, deux fois par an, les pr&#233;sidents de la Commission europ&#233;enne et de la Banque centrale europ&#233;enne ; il peut convoquer &#224; loisir n'importe quel Commissaire europ&#233;en. Les lignes bougent, et c'est heureux .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il reste &#224; convaincre les chefs d'&#201;tat et de gouvernement de l&#226;cher du lest (le dernier carr&#233;...) concernant leur sacro-saintes &#171; pr&#233;rogatives &#187; r&#233;galiennes, afin que le parlement puisse enfin voter 100% des directives, sur tous les sujets, sans exception. Il doit imp&#233;rativement aussi avoir le droit d'initiative des lois, en partage avec la Commission europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce seront les enjeux et d&#233;fis de cette neuvi&#232;me l&#233;gislature.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La BCE nous montre la voie, saisissons cette chance !</title>
		<link>https://www.uef.fr/la-bce-nous-montre-la-voie-saisissons-cette-chance</link>
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		<dc:date>2015-01-26T17:00:57Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Mal&#233;garie</dc:creator>


		<dc:subject>Communiqu&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La date du jeudi 22 janvier 2015 marque une nouvelle &#233;tape, historique, de cette politique audacieuse et volontariste de la BCE et de son pr&#233;sident Mario Draghi. &lt;br class='autobr' /&gt; La BCE va, en effet, injecter 1.140 milliards d'euros en rachetant des dettes publiques d'Etats et des dettes priv&#233;es, au rythme de 60 milliards d'euro par mois d&#232;s mars 2015, et jusqu'&#224; septembre 2016. Tous les gouvernements de la zone euro ont salu&#233; ce plan de la BCE, ainsi que les places financi&#232;res, y voyant un effet &#224; terme (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.uef.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton231-6072c.jpg?1688724274' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La date du jeudi 22 janvier 2015 marque une nouvelle &#233;tape, historique, de cette politique audacieuse et volontariste de la BCE et de son pr&#233;sident Mario Draghi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La BCE va, en effet, injecter 1.140 milliards d'euros en rachetant des dettes publiques d'Etats et des dettes priv&#233;es, au rythme de 60 milliards d'euro par mois d&#232;s mars 2015, et jusqu'&#224; septembre 2016. Tous les gouvernements de la zone euro ont salu&#233; ce plan de la BCE, ainsi que les places financi&#232;res, y voyant un effet &#224; terme sur l'&#233;conomie r&#233;elle et sa l&#233;gitime relance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce tournant historique a certes beaucoup d'avantages, pour contribuer &#224; la relance de la croissance, et au retour de la comp&#233;titivit&#233; des entreprises, cr&#233;atrices d'emplois, mais &lt;strong&gt;trois b&#233;mols&lt;/strong&gt; doivent quand m&#234;me &#234;tre &#233;nonc&#233;s :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; seulement 20% des achats d'actifs (de dettes) seront sous garantie commune de la BCE, les 80% restant &#233;tant couverts par ... les banques centrales nationales. Et en laissant la garantie aux banques centrales nationales pour 80% des rachats de dette, on prend le risque de faire augmenter les primes demand&#233;es par les investisseurs dans les pays o&#249; ils ont moins confiance, de leurs investissements et de leurs remboursements....&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le rachat de la dette grecque sera-t-il possible dans cette op&#233;ration d'assouplissement mon&#233;taire qui pr&#233;voit de racheter des dettes &#171; s&#251;res &#187; ? Or, c'est la Gr&#232;ce qui en a le plus besoin, devant le Portugal, l'Espagne, l'Italie et la France !&lt;/li&gt;&lt;li&gt; ce montant de rachat de dettes (1140 milliards) n'est, quand m&#234;me, pas si astronomique que cela, compar&#233; aux injections mon&#233;taires des Etats-Unis entre 2008 et 2014.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gardons-nous de toute euphorie&lt;/strong&gt; : cette politique mon&#233;taire innovante, jamais essay&#233;e par la BCE jusqu'alors, est un tournant majeur, mais ne peut tout r&#233;gler. C'est une condition n&#233;cessaire, mais pas suffisante pour relancer la croissance. Ce n'est pas la BCE qui cr&#233;e des emplois. Ce sont les entreprises, dans les Etats qui ont fait des r&#233;formes n&#233;cessaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'assouplissement mon&#233;taire, aura certes des effets sur l'&#233;conomie europ&#233;enne, mais &#224; long terme. Profiter de l'aubaine pour ne rien faire serait tragique pour les pays cigales, qui n'ont pas fait de r&#233;formes structurelles, ni de relance par l'investissement productif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'UEF-France ne peut qu'approuver ce plan de la BCE. Toutefois &lt;strong&gt;l'UEF-France d&#233;nonce le poids d&#233;mesur&#233; des &#201;tats membres dans le partage des r&#244;les pour la garantie de la dette&lt;/strong&gt;. Par nature, l'euro constitue une monnaie f&#233;d&#233;rale et la banque commune europ&#233;enne est un organe f&#233;d&#233;ral. Habit&#233;e par la mission que lui confient les trait&#233;s, elle incarne d&#233;sormais clairement la solidarit&#233; entre tous les membres de la zone euro. Mais pour garantir de mani&#232;re durable et d&#233;mocratique la stabilit&#233; de celle-ci et celle de notre monnaie, il faut rapidement instaurer un gouvernement politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, l'UEF-France appelle de ses v&#339;ux &lt;strong&gt;la cr&#233;ation d'un &#171; Tr&#233;sor europ&#233;en &#187; f&#233;d&#233;ral&lt;/strong&gt;, ainsi que d'un budget europ&#233;en dot&#233; de ressources propres. L'UEF demande aussi &lt;strong&gt;la mise en place de &#171; Projects Bonds &#187;&lt;/strong&gt;, afin d'investir sur de grands projets europ&#233;ens, dans l'industrie et les nouvelles technologies. Les liquidit&#233;s d&#233;vers&#233;es doivent se transformer en investissements massifs en zone euro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant que l'on n'aura pas franchi ce pas d&#233;cisif, il y aura les &#171; bons &#187; et les &#171; mauvais &#187; Etats, les performants et les fragiles, qui se neutralisent par une concurrence absurde et suicidaire. L'esprit communautaire ne doit pas &#234;tre une option, mais une &#233;vidence. Le f&#233;d&#233;ralisme, c'est pour tout de suite. La BCE nous montre la voie. Saisissons cette chance !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Budget europ&#233;en : les &#201;tats veulent le beurre... l'argent du beurre</title>
		<link>https://www.uef.fr/budget-europeen-les-etats-veulent-le-beurre-l-argent-du-beurre</link>
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		<dc:date>2014-11-04T13:07:51Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Mal&#233;garie</dc:creator>


		<dc:subject>Communiqu&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'Union des F&#233;d&#233;ralistes Europ&#233;ens (UEF-France) d&#233;nonce avec force l'hypocrisie et les man&#339;uvres du Premier Ministre britannique, qui feint de s'&#233;tonner de devoir payer, au titre du budget 2014, une rallonge budg&#233;taire de 2,1 milliards d'euros d&#251;ment act&#233;e par ses services et en Conseil ECOFIN. &lt;br class='autobr' /&gt; Chaque ann&#233;e, &#224; la m&#234;me &#233;poque, la Commission ajuste, en effet, les contributions de chaque &#201;tat membre en fonction de leur Revenu national brut de l'ann&#233;e, fond&#233; sur des donn&#233;es chiffr&#233;es fournies (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'Union des F&#233;d&#233;ralistes Europ&#233;ens (UEF-France) d&#233;nonce avec force l'hypocrisie et les man&#339;uvres du Premier Ministre britannique, qui feint de s'&#233;tonner de devoir payer, au titre du budget 2014, une rallonge budg&#233;taire de 2,1 milliards d'euros d&#251;ment act&#233;e par ses services et en Conseil ECOFIN.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, &#224; la m&#234;me &#233;poque, la Commission ajuste, en effet, les contributions de chaque &#201;tat membre en fonction de leur Revenu national brut de l'ann&#233;e, fond&#233; sur des donn&#233;es chiffr&#233;es fournies par&#8230; les &#201;tats eux-m&#234;mes. En clair, en 2014, le Royaume-Uni a pay&#233; moins que ce qu'il doit compte tenu de ses bons r&#233;sultats &#233;conomiques. Et d'autres &#201;tats (en l'occurrence la France, l'Allemagne et le Danemark) ont, de ce fait, trop pay&#233;, en fonction de leurs mauvais r&#233;sultats &#233;conomiques. C'est une simple &#233;quation technique et math&#233;matique qu'aucun &#201;tat n'avait jamais contest&#233; &#224; ce jour.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais il est vrai que les &#233;lections l&#233;gislatives de mai 2015 approchent en Grande-Bretagne et qu'il faut donner des gages aux europhobes de UKIP, entre autres&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette attitude inacceptable et d&#233;magogique inspire &#224; l'UEF-France une r&#233;flexion et deux propositions :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une r&#233;flexion :Les trait&#233;s et les r&#232;gles sont les m&#234;mes pour tout le monde, et chaque &#201;tat se doit de les honorer. D'ailleurs, le Royaume-Uni b&#233;n&#233;ficie depuis trente ans, au nom de ces m&#234;mes r&#232;gles, du fameux rabais britannique de 5,9 milliards d'euros (en 2014), et qui devrait&#8230; augmenter encore de 500 millions l'an prochain ! On ne peut pas &#224; la fois r&#233;cuser un syst&#232;me que l'on a adopt&#233; quand il faut payer, et l'accepter quand on re&#231;oit un compl&#233;ment de financement ! Le beurre et l'argent du beurre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Deux propositions :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;1/ Cette lamentable affaire r&#233;v&#232;le, une nouvelle fois, une attitude &#233;go&#239;ste et scandaleuse de la part d'&#201;tats-nations qui bafouent leurs propres accords et jouent, surtout en p&#233;riode &#233;lectorale, leurs int&#233;r&#234;ts nationaux contre la solidarit&#233; communautaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi l'UEF-France, qui a toujours stigmatis&#233; ces &#233;go&#239;smes nationaux, demande d'urgence &lt;strong&gt;que l'Union europ&#233;enne se dote d'un budget autonome, avec des ressources propres&lt;/strong&gt;, abond&#233;, par exemple, par une taxe sur les transactions financi&#232;reset une taxe sur les &#233;missions de dioxyde de carbone. Cela mettrait un terme &#224; ces marchandages et radinismes insupportables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce budget pourrait, entre autres, financer un plan extraordinaire de d&#233;veloppement durable et de cr&#233;ation d'emplois, comme le demande l'Initiative citoyenne europ&#233;enne &#171; New Deal for Europe &#187; (&lt;a href=&#034;http://www.newdeal4europe.eu/fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;NewDeal4Europe&lt;/a&gt;) que soutient L'UEF-France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ l'UEF-France demande &#233;galement que cette nouvelle mandature du Parlement europ&#233;en n&#233;gocie avec force et d&#233;termination, avec le Conseil et la Commission, &lt;strong&gt;l'obtention rapide d'un pouvoir, pour les Parlementaires europ&#233;ens, de contr&#244;le sur ces ressources propres, et m&#234;me d'initiative sur la cr&#233;ation et les montants&lt;/strong&gt; de ces ressources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le demi-milliard de citoyens europ&#233;ens ne doit plus souffrir des abus de pouvoir r&#233;p&#233;t&#233;s de dirigeants nationaux en campagne &#233;lectorale permanente. Donnons leur un budget qui ne d&#233;pende pas des &#201;tats membres !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Fiches argumentaires</title>
		<link>https://www.uef.fr/fiches-argumentaires</link>
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		<dc:date>2014-03-03T07:01:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Mal&#233;garie</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ces fiches argumentaires ont &#233;t&#233; r&#233;dig&#233;es par Alain Mal&#233;garie, vice-pr&#233;sident de l'UEF-France. R&#233;dig&#233;es dans la perspective de la formation de nos adh&#233;rents en vue de la campagne des &#233;lections europ&#233;ennes 2014, elles visent &#224; aider &#224; r&#233;pondre point par point aux critiques des europhobes.&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.uef.fr/publications" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ces fiches argumentaires ont &#233;t&#233; r&#233;dig&#233;es par Alain Mal&#233;garie, vice-pr&#233;sident de l'UEF-France. R&#233;dig&#233;es dans la perspective de la formation de nos adh&#233;rents en vue de la campagne des &#233;lections europ&#233;ennes 2014, elles visent &#224; aider &#224; r&#233;pondre point par point aux critiques des europhobes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<enclosure url="http://www.pressefederaliste.eu/IMG/pdf/2014_4_fiche_argumentaire_sur_les_travailleurs_d_tach_s.pdf" type="application/pdf" />
		
		<enclosure url="http://www.pressefederaliste.eu/IMG/pdf/2014_1_l_largissement.pdf" type="application/pdf" />
		
		<enclosure url="http://www.pressefederaliste.eu/IMG/pdf/2014_3_fiche_argumentaire_sur_l_euro.pdf" type="application/pdf" />
		
		<enclosure url="http://www.pressefederaliste.eu/IMG/pdf/2014_2_fiche_sur_la_mobilit_et_l_espace_schengen.pdf" type="application/pdf" />
		
		<enclosure url="http://www.pressefederaliste.eu/IMG/pdf/2014_5_fiche_union_bancaire.pdf" type="application/pdf" />
		
		<enclosure url="http://www.pressefederaliste.eu/IMG/pdf/2014_6_fiche_sur_le_parlement_europ_en.pdf" type="application/pdf" />
		
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		<enclosure url="http://www.pressefederaliste.eu/IMG/pdf/2014_9_compartif_des_trait_s.pdf" type="application/pdf" />
		
		<enclosure url="http://www.pressefederaliste.eu/IMG/pdf/2014_8_le_budget_europ_en.pdf" type="application/pdf" />
		
		<enclosure url="http://www.pressefederaliste.eu/IMG/pdf/2014_10_fiche_sur_le_tsge.pdf" type="application/pdf" />
		
		<enclosure url="http://www.pressefederaliste.eu/IMG/pdf/2014_11_le_f_d_ralisme.pdf" type="application/pdf" />
		
		<enclosure url="http://www.pressefederaliste.eu/IMG/pdf/2014_12_fiche_sur_la_charte_des_droits_fondamentaux.pdf" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un pacte pr&#233;-constitutionnel pour l'union politique f&#233;d&#233;rale de l'eurozone</title>
		<link>https://www.uef.fr/un-pacte-pre-constitutionnel-pour-l-union-politique-federale-de-l-eurozone</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.uef.fr/un-pacte-pre-constitutionnel-pour-l-union-politique-federale-de-l-eurozone</guid>
		<dc:date>2013-10-25T11:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Mal&#233;garie</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans l'actuel contexte mondial, caract&#233;ris&#233; par de fortes tensions et de rapides mutations, l'Europe continue &#224; &#234;tre bloqu&#233;e non seulement par la crise &#233;conomique et financi&#232;re (loin d'&#234;tre surmont&#233;e, malgr&#233; de timides signaux de reprise), mais encore plus par une profonde crise politique et culturelle qui met en &#233;vidence l'impuissance des &#201;tats pris singuli&#232;rement et l'insuffisance du niveau d'int&#233;gration atteint &#224; ce jour. Comme l'a d&#233;montr&#233; la crise syrienne, les europ&#233;ens auraient besoin (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.uef.fr/tribunes-9-9-9" rel="directory"&gt;Tribunes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;introduction&gt;Dans l'actuel contexte mondial, caract&#233;ris&#233; par de fortes tensions et de rapides mutations, l'Europe continue &#224; &#234;tre bloqu&#233;e non seulement par la crise &#233;conomique et financi&#232;re (loin d'&#234;tre surmont&#233;e, malgr&#233; de timides signaux de reprise), mais encore plus par une profonde crise politique et culturelle qui met en &#233;vidence l'impuissance des &#201;tats pris singuli&#232;rement et l'insuffisance du niveau d'int&#233;gration atteint &#224; ce jour. Comme l'a d&#233;montr&#233; la crise syrienne, les europ&#233;ens auraient besoin de pouvoir agir en tant que protagoniste unique sur la sc&#232;ne internationale, alors que les &#201;tats nationaux sont encore souverains dans le domaine de la politique &#233;trang&#232;re ; et de plus l'union mon&#233;taire n'est accompagn&#233;e d'aucune union &#233;conomique ni politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cons&#233;quence, bien qu'il y ait aussi une crise des dettes souveraines dans certains pays de l'eurozone, il ne faut pas y chercher l'unique cause des difficult&#233;s europ&#233;ennes. Les racines de la crise r&#233;sident dans la division qui perdure encore. C'est la division qui emp&#234;che la naissance d'une politique europ&#233;enne. L'Union Mon&#233;taire n'est que l'exemple de cette situation : ayant renonc&#233; aux monnaies nationales pour donner vie &#224; une monnaie unique les pays dot&#233;s de l'euro ont cr&#233;e un syst&#232;me profond&#233;ment interd&#233;pendant ; mais en laissant aux gouvernements nationaux la souverainet&#233; dans les choix de politique &#233;conomique, ils ont emp&#234;ch&#233; le lancement d'une politique &#233;conomique europ&#233;enne et ont ainsi jet&#233; les bases du d&#233;calage entre les pays les plus stables et &#171; vertueux &#187; et ceux poss&#233;dant un syst&#232;me sociopolitique plus fragile, sapant &#224; sa base la solidit&#233; de l'euro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise a donc d&#233;montr&#233; que l'Europe ne s'en sortira pas si elle ne compl&#232;te pas son int&#233;gration avec l'union politique. Cette derni&#232;re s'est r&#233;v&#233;l&#233;e &#234;tre aussi la condition n&#233;cessaire pour compl&#233;ter l'union mon&#233;taire et r&#233;aliser l'union bancaire, fiscale, &#233;conomique : dans la mesure o&#249; il est n&#233;cessaire de structurer, d'institutionnaliser la solidarit&#233; entre les pays membres, il est aussi indispensable que chacun renonce &#224; un pan suppl&#233;mentaire de souverainet&#233; et accepte de transf&#233;rer une partie de ses pouvoirs &#224; un gouvernement supranational.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soixante ans apr&#232;s la d&#233;claration Schuman qui marqua le d&#233;but du processus d'union, proposant la cr&#233;ation de la CECA comme premier pas vers la cr&#233;ation de la f&#233;d&#233;ration europ&#233;enne, est donc venu le moment de r&#233;aliser cet objectif.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les probl&#232;mes du passage de l'union mon&#233;taire &#224; l'union politique f&#233;d&#233;rale&lt;br class='autobr' /&gt;
Il n'existe pas de pr&#233;c&#233;dents dans l'histoire : c'est la premi&#232;re tentative de construire sur un mode d&#233;mocratique un gouvernement supranational, ce qui explique la difficult&#233; et la lenteur du processus ainsi que les raisons pour lesquelles le cadre politique &#224; l'ext&#233;rieur de l'Europe a eu tant d'importance en contraignant les pays, incapables d'affronter les nouveaux d&#233;fis, &#224; progresser dans l'int&#233;gration.&lt;/introduction&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par rapport au pass&#233;, l'Europe se trouve aujourd'hui dans une situation o&#249; l'alternative &#171; s'unir ou p&#233;rir &#187; est toujours plus &#233;vidente .Mais le passage &#224; l'union politique est rendu encore plus difficile que par le pass&#233; car le cadre de l'Union europ&#233;enne ne co&#239;ncide pas avec celui dans lequel il est possible de cr&#233;er l'&#201;tat f&#233;d&#233;ral. Quelques &#201;tats, refusant l'adoption de l'euro, ont explicit&#233; leur opposition absolue &#224; tout transfert ult&#233;rieur de souverainet&#233;. La question de la cr&#233;ation de l'union politique ne peut en cons&#233;quence s'en tenir &#224; des termes d'attribution de pouvoirs et de ressources majeurs aux institutions communautaires. Ces derni&#232;res repr&#233;sentent et sont responsables vis-&#224;-vis de tous les &#201;tats et ne peuvent pas donc, tout simplement, gouverner l'eurozone. Ou les institutions europ&#233;ennes se diff&#233;rencient sur la base du contexte dans lequel elles agissent (une diff&#233;renciation donc des pouvoirs, des fonctions et des compositions), ou il devient n&#233;cessaire de dupliquer les institutions, en en cr&#233;ant de nouvelles ad hoc pour l'eurozone. Une possibilit&#233; suppl&#233;mentaire r&#233;siderait dans la sortie de l'Union des pays qui refuseraient l'euro. Ce ne serait pas pour le moment un projet faisable, soit parce qu'il d&#233;pend d'une d&#233;cision de ces derniers (avant tout de la Grande Bretagne, qui n'a pas int&#233;r&#234;t &#224; le faire &#224; br&#232;ve &#233;ch&#233;ance), soit parce que trop nombreux sont parmi les pays europ&#233;ens ceux qui craignent qu'une telle option affaiblisse le march&#233; unique et n'entendent pas y contribuer. Il faut en fait r&#233;ussir &#224; concilier l'unit&#233; politique de l'eurozone avec la sauvegarde et le bon fonctionnement du cadre communautaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte difficile l'impulsion du changement doit venir principalement des pays m&#234;mes de la zone euro. Les institutions europ&#233;ennes, en fait, tout en ayant clairement d&#233;montr&#233; leur compr&#233;hension du probl&#232;me et pr&#233;sent&#233; des analyses lucides et opportunes, ne poss&#232;dent en aucune fa&#231;on le pouvoir d'impulser des changements institutionnels et ne sont pas non plus &#224; m&#234;me, pour les raisons &#233;nonc&#233;es, de formuler des propositions autonomes d&#233;cisives. Et surtout la Commission rencontre de grandes difficult&#233;s &#224; d&#233;finir son propre r&#244;le par rapport &#224; l'Union dans son ensemble et &#224; l'eurozone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les gouvernements, seules la France et l'Allemagne paraissent aptes &#224; faire face concr&#232;tement au probl&#232;me, mais leurs positions sont traditionnellement tr&#232;s distantes. La France est depuis toujours favorable &#224; une consolidation de l'eurozone avec des institutions ad hoc, mais les con&#231;oit en des termes intergouvernementaux : le Conseil des pays de l'euro renforc&#233; avec des fonctions de gouvernement (toujours pens&#233; en termes de coordination entre gouvernements nationaux) et un parlement repr&#233;sentant les parlements nationaux, non &#233;lu directement, mais nomm&#233; par ces derniers. L'Allemagne a &#233;t&#233;, &#224; l'inverse, toujours pr&#233;occup&#233;e par l'int&#233;grit&#233; du march&#233; unique, a toujours pens&#233; &#224; l'&#233;volution de l'Union dans son ensemble et s'est toujours d&#233;clar&#233;e favorable &#224; l'union politique, en souhaitant des pouvoirs plus importants pour le Parlement europ&#233;en, la transformation de la Commission en un gouvernement v&#233;ritable et celle du Conseil en une Chambre des &#201;tats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les deux approches se sont r&#233;v&#233;l&#233;es inad&#233;quates pour r&#233;pondre &#224; l'exigence de consolider le cadre de l'union mon&#233;taire. Mais la profonde pr&#233;occupation de r&#233;ussir &#224; r&#233;pondre &#224; la crise est partag&#233;e par les deux pays (qui ont annonc&#233; leur intention de formuler des propositions pour l'eurozone au printemps), rendant ainsi possible un point de rencontre sur cette question. La France, de son c&#244;t&#233;, para&#238;t avoir accept&#233; une confrontation sur la proche n&#233;cessit&#233; et les caract&#233;ristiques de l'union politique, renon&#231;ant &#224; l'id&#233;e d'un parlement, pour les pays de l'euro, sp&#233;cifique et distinct de celui existant. L'Allemagne, qui a d&#233;j&#224; accept&#233; de diff&#233;rencier encore le cadre de la zone euro et celui de l' &#171; hors euro &#187; avec la cr&#233;ation d'instruments sp&#233;cifiques de solidarit&#233; ainsi que la d&#233;finition de nouvelles r&#232;gles, derni&#232;rement, selon les dires de la chanceli&#232;re Merkel, s'est exprim&#233;e en faveur d'un renforcement de la capacit&#233; de gouvernance du Conseil des pays de l'euro, mettant au second plan l'id&#233;e d'un renforcement de la Commission. Les deux pays semblent ainsi pouvoir converger vers une position commune. Dans le cadre des propositions en discussion les points les plus significatifs d'un possible accord seraient le d&#233;veloppement de la coordination des gouvernements de l'eurozone (&#224; travers le Conseil des pays de l'euro ou aussi &#224; partir du board of governors du M&#233;canisme europ&#233;en de stabilit&#233;), la cr&#233;ation d'un budget additionnel pour l'eurozone, dot&#233; de ressources propres, qui interviendrait soit en cas de chocs asym&#233;triques soit pour le lancement d'une politique solidaire et de croissance commune, et enfin le contr&#244;le parlementaire, par le Parlement Europ&#233;en en formation restreinte, de l'action du gouvernement de l'euro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'options qui ont l'&#233;norme avantage d'&#234;tre r&#233;alisables &#224; court terme, car, au moins les &#233;l&#233;ments initiaux, pourront &#234;tre introduits par des trait&#233;s ad hoc et par une proc&#233;dure de r&#233;vision simplifi&#233;e des trait&#233;s de l'Union (sur le mod&#232;le de ce qui a &#233;t&#233; fait pour le MES), contournant, ainsi, le risque de se lancer imm&#233;diatement, dans une phase encore incertaine, dans une r&#233;forme radicale des trait&#233;s qui constituerait un saut vers l'inconnu. Et en m&#234;me temps il ne s'agit pas du tout d'une option minimaliste, car elle a la possibilit&#233; de d&#233;bloquer la situation de fa&#231;on d&#233;cisive et d'engager une transition rapide et incisive vers la naissance d'une v&#233;ritable union politique. Les points cruciaux de cette &#233;ventuelle plate-forme sont, d'un c&#244;t&#233;, l'attribution aux institutions de l'eurozone d'un pouvoir fiscal (soit par la facult&#233; de lever l'imp&#244;t &#8211; qui pourrait &#234;tre fix&#233; ex novo ad hoc, comme par exemple une taxe carbone, et/ou par une nouvelle r&#233;partition des taxes d&#233;j&#224; en vigueur, soit par le recours &#224; l'emprunt au moyen d'obligations sp&#233;cifiques) ainsi que le pouvoir d'utiliser ces ressources pour mettre en &#339;uvre des politiques communes, de l'autre c&#244;t&#233; l'exigence (devenant in&#233;luctable) de trouver les modalit&#233;s d'un contr&#244;le d&#233;mocratique de tels pouvoirs. Cela ne se concr&#233;tisera qu'une fois r&#233;solue la question (en d&#233;pit de sa complexit&#233;) d'une diff&#233;renciation &#224; l'int&#233;rieur du PE afin que le contr&#244;le du gouvernement de l'euro soit entre les mains des repr&#233;sentants des citoyens directement concern&#233;s (en tant que contribuables ou en tant que destinataires des d&#233;cisions de politique &#233;conomique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il se d&#233;gage une convergence, surtout entre la France et l'Allemagne, sur les solutions &#224; ces deux n&#339;uds cruciaux, serait ratifi&#233;e la naissance d'un embryon effectif du pouvoir europ&#233;en, fond&#233; sur un gouvernement provisoire mais effectif. Dans ce nouveau cadre il deviendrait donc plus simple de discuter de l'architecture institutionnelle d&#233;finitive de l'union f&#233;d&#233;rale, de l'&#233;volution et du r&#244;le de la Commission europ&#233;enne, du transfert des comp&#233;tences et pouvoirs en mati&#232;re de politique &#233;trang&#232;re et s&#233;curit&#233; &#224; la nouvelle union europ&#233;enne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les raisons de la n&#233;cessit&#233; d'un pacte pr&#233;-constitutionnel&lt;br class='autobr' /&gt;
Afin que, dans le cadre de l'eurozone, puisse vraiment se r&#233;aliser une convergence sur ce type de positions, il est n&#233;cessaire que s'ins&#232;re dans le d&#233;bat franco-allemand un interlocuteur suppl&#233;mentaire, capable d'introduire la vision f&#233;d&#233;raliste dans le d&#233;bat et de donner consistance &#224; cette perspective quand sera venu le moment de prendre des d&#233;cisions. Le risque r&#233;side en fait que, face aux difficult&#233;s pour chacun des deux pays de converger vers un compromis n&#233;cessairement difficile, la France et l'Allemagne choisissant une nouvelle fois de repousser toute d&#233;cision. L'Italie est l'unique pays qui peut jouer un r&#244;le de m&#233;diation et stimulation, comme l'a bien compris le gouvernement en charge des affaires. C'est pourquoi une initiative italienne est d&#233;cisive et une premi&#232;re occasion pourrait &#234;tre la pr&#233;paration des Assises interparlementaires que la motion du Parlement italien, approuv&#233;e en Juin dernier, souhaite voir convoquer par le Gouvernement et les Chambres avant les &#233;lections europ&#233;ennes. Cette assembl&#233;e, &#224; laquelle devraient avant tout participer les repr&#233;sentants nationaux et europ&#233;ens des pays de la zone euro, pourrait d&#233;j&#224; poser le probl&#232;me, en discutant des lignes g&#233;n&#233;rales, de l'adh&#233;sion &#8211; de la part des pays de l'eurozone et de ceux qui sont en voie d'adh&#233;sion &#224; l'union mon&#233;taire ou, de seulement ceux qui, faute d'accord, sont dispos&#233;s &#224; engager le processus &#8211; &#224; un pacte pr&#233;-constitutionnel, qui engagerait les d&#233;cisions visant &#224; la consolidation de la zone euro dans une perspective f&#233;d&#233;rale, leur donnant ainsi force et cr&#233;dibilit&#233;. Cette initiative servirait donc soit &#224; pr&#233;parer le terrain pour la naissance du gouvernement provisoire de l'eurozone, avec les caract&#233;ristiques sus-mentionn&#233;es, soit &#224; rendre &#233;vidente sa v&#233;ritable signification politique et indiquer la direction de son ach&#232;vement. Un d&#233;bat de cette nature transformerait les &#233;lections europ&#233;ennes de Mai 2014 en un grand moment de d&#233;mocratie, tandis que le semestre de la pr&#233;sidence italienne de l'UE, qui a &#233;t&#233; plusieurs fois &#233;voqu&#233; par le Pr&#233;sident du conseil comme &#233;tant l'occasion de faire avancer l'union politique, offrirait l'opportunit&#233; de parapher ce pacte pr&#233;-constitutionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'initiative de convoquer &#224; Rome les Assises interparlementaires et de les engager sur ce terrain aurait aussi un avantage suppl&#233;mentaire : le passage &#224; l'union politique est impensable sans un d&#233;bat public et sans l'implication des citoyens, m&#234;me par l'interm&#233;diaire des moyens d'information. Ce serait la bonne occasion de pr&#233;senter &#224; l'opinion publique le vrai visage de l'Europe : un projet de civilisation qui pr&#233;figure, en tant que mod&#232;le de paix et de solidarit&#233;, la possibilit&#233; d'&#233;largissement du champ de la d&#233;mocratie jusqu'&#224; rendre concr&#232;te l'hypoth&#232;se d'une communaut&#233; globale. Et dans le m&#234;me temps l'unique possibilit&#233;, pour les Europ&#233;ens, de pouvoir compter et jouer un r&#244;le dans le concert des grandes puissances continentales.&lt;br class='autobr' /&gt;
La nature du pacte pr&#233; constitutionnel&lt;br class='autobr' /&gt;
Le pacte pr&#233; constitutionnel dont les pays de la zone euro devront d&#233;battre et souscrire ne pourra pas tracer d&#233;j&#224; les contours dans les d&#233;tails de l'architecture institutionnelle d&#233;finitive de l'union f&#233;d&#233;rale. S'il en &#233;tait ainsi, &#231;a signifierait qu'il existe d&#232;s &#224; pr&#233;sent un accord de principe sur le mod&#232;le final &#224; adopter. Il devra, cependant, indiquer l'engagement des pays y souscrivant &#224; mener &#224; son terme la construction de l'union politique f&#233;d&#233;rale, mettant ainsi en &#233;vidence le sens profond des r&#233;formes qu'ils entendent r&#233;aliser dans la zone euro, et contenir les r&#233;f&#233;rences aux passages institutionnels charni&#232;re pour aboutir &#224; une telle construction ainsi que les proc&#233;dures ad&#233;quates.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pacte devra avant tout pr&#233;voir un pr&#233;ambule explicitant que l'objectif des pays adh&#233;rents r&#233;side dans l'ach&#232;vement du processus d'unit&#233; europ&#233;enne lanc&#233; le 9 mai 1950 avec la d&#233;claration Schuman, qui engageait, avec la CECA, les premiers pas vers la cr&#233;ation de la f&#233;d&#233;ration europ&#233;enne. La consolidation de l'union mon&#233;taire &#224; travers la r&#233;alisation progressive de l'union politique f&#233;d&#233;rale est en fait la seule voie pour sauvegarder le projet d'unit&#233; europ&#233;enne. Si la monnaie s'effondre, toute la construction communautaire se d&#233;sagr&#233;gerait et l'Europe deviendrait la proie des nationalismes et de la comp&#233;tition entre &#201;tats. L'unit&#233; europ&#233;enne, qui aujourd'hui se concr&#233;tise dans l'union politique de la zone euro, est l'unique et v&#233;ritable antidote &#224; la trag&#233;die des divisions et oppositions ; c'est en outre le seul moyen de rendre impossible toute guerre entre europ&#233;ens. En pr&#233;ambule devront &#234;tre aussi mis en &#233;vidence les valeurs partag&#233;es et les choix communs en mati&#232;re de politiques &#233;trang&#232;re, sociale, &#233;conomique qui sous-tendent la construction europ&#233;enne. En particulier devra &#234;tre soulign&#233;e la recherche de la paix qui a donn&#233; naissance &#224; l'Europe unie et, en cons&#233;quence, la pr&#233;disposition &#224; contribuer &#224; la construction des fondements d'une solide coop&#233;ration internationale. Au plan des choix internes il est important de rappeler l'exigence d'un mod&#232;le de d&#233;veloppement durable pour l'environnement et les relations interg&#233;n&#233;rationnelles, la volont&#233; de d&#233;fendre et am&#233;liorer l'&#201;tat-providence et les conditions de vie et d'emploi des citoyens, en respectant l'&#233;quilibre du budget, de fa&#231;on &#224; ne pas hypoth&#233;quer le futur des jeunes g&#233;n&#233;rations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En proc&#233;dant de la sorte on pourra, ainsi, amorcer la prise de conscience de l'existence d'un demos europ&#233;en en formation, qui partage une histoire, des valeurs, des mod&#232;les, des int&#233;r&#234;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un peuple qui, &#224; la faveur d'une occasion et d'un contexte opportuns, peut d&#233;velopper la conscience de sa propre identit&#233; et se pr&#233;senter au monde comme une communaut&#233; de destin. A la suite de ce pr&#233;ambule, le pacte devra se concentrer sur les r&#233;formes n&#233;cessaires pour rendre irr&#233;versible l'union entre les pays de l'euro (une union ouverte aux pays qui souhaiteront adopter la monnaie unique et en partager les implications politiques). Devront en cons&#233;quence &#234;tre pr&#233;vus les points suivants au minimum :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;a) &lt;strong&gt;l'&#233;nonc&#233; des r&#233;formes institutionnelles pour consolider &#224; tr&#232;s court terme l'union mon&#233;taire et pour l'amener &#224; l'objectif de l'union politique f&#233;d&#233;rale.&lt;/strong&gt; En particulier devront &#234;tre sp&#233;cifi&#233;s les instruments de gouvernance indispensables pour d&#233;passer la configuration actuelle de l'UEM, fond&#233;e sur la cr&#233;ation de liens r&#233;ciproques tout en maintenant au niveau national les m&#233;canismes de d&#233;cision et de l&#233;gitimation. La nouvelle organisation ne pourra pas en cons&#233;quence faire abstraction de l'attribution, au niveau europ&#233;en, d'un pouvoir de d&#233;cision et d'un contr&#244;le d&#233;mocratique qui permettront de r&#233;aliser une politique &#233;conomique commune, &#224; cot&#233; de la coordination des politiques nationales. Le premier pilier sera donc la cr&#233;ation d'un budget additionnel ad hoc pour la zone euro, dot&#233; de ressources propres, modestes au d&#233;but mais suffisantes pour mettre en &#339;uvre des interventions (aujourd'hui impossibles) soit pour stabiliser la zone euro soit pour la politique &#233;conomique. En ce qui concerne toutes les recettes figurant dans un tel budget, on devra garantir &#224; l'organe du gouvernement de l'eurozone un pouvoir de d&#233;cision sur leur nature, c'est-&#224;-dire sur le montant et le type des imp&#244;ts (y compris la possibilit&#233; d'instaurer de nouveaux imp&#244;ts ad hoc e/ou de fixer, dans le cadre du semestre europ&#233;en, sous la coordination de la Commission europ&#233;enne, la r&#233;partition de certains imp&#244;ts entre l'eurozone et les pays membres) ainsi que le montant des sommes &#224; recouvrer par l'&#233;mission d'obligations en fonction de politiques sp&#233;cifiques d'investissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement devront &#234;tre indiqu&#233;es les modalit&#233;s de contr&#244;le d&#233;mocratique de cette nouvelle pr&#233;rogative de la zone-euro, en d&#233;finissant d'abord les modalit&#233;s de fonctionnement du Parlement europ&#233;en en formation restreinte (il s'agit d'attribuer &#224; une commission ad hoc du PE, compos&#233;e de d&#233;put&#233;s de la zone euro, le pouvoir de voter sur cette question, ou bien d'institutionnaliser une sous-commission du parlement, toujours compos&#233;e de d&#233;put&#233;s des pays de l'euro). En plus devront &#234;tre fix&#233;es les pr&#233;rogatives d'une telle assembl&#233;e quant au budget, en accroissant ses pouvoirs par rapport &#224; ceux actuellement d&#233;tenus par le PE en mati&#232;re budg&#233;taire. Il faudra, en fait, une l&#233;gitimation parlementaire aussi sur les d&#233;cisions de recettes fiscales et non seulement sur les d&#233;penses, associant dans la proc&#233;dure les parlements nationaux et renfor&#231;ant dans un sens d&#233;mocratique la coordination des budgets nationaux avec celui de la zone euro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cr&#233;ation d'un embryon de pouvoir fiscal et de contr&#244;le parlementaire d&#233;mocratique constitue, dans cette phase, les premiers pas indispensables pour consolider l'union mon&#233;taire et engager la naissance de l'union politique f&#233;d&#233;rale de l'eurozone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;b) &lt;strong&gt;les proc&#233;dures &#224; utiliser pour mettre en &#339;uvre les r&#233;formes institutionnelles &#233;nonc&#233;es plus haut&lt;/strong&gt;. La question de la m&#233;thode &#224; suivre pour l'int&#233;gration politique est essentielle et est strictement li&#233;e au degr&#233; de volont&#233; politique des pays souhaitant engager un tel processus. Quelques unes des modifications &#224; introduire pourraient &#234;tre stipul&#233;es dans un trait&#233; international entre les pays int&#233;ress&#233;s, en lien avec une r&#233;vision simplifi&#233;e des trait&#233;s communautaires, ainsi qu'il a &#233;t&#233; fait pour le trait&#233; instituant le MES. Entreraient dans cette sph&#232;re quelques passages initiaux pour l'&#233;tablissement d'un budget additionnel pour l'eurozone. Ce premier pas, r&#233;alisable rapidement et enti&#232;rement bas&#233; sur la volont&#233; politique des pays qui le voudront, pourrait s'av&#233;rer n&#233;cessaire pour cr&#233;er une situation plus favorable aux avanc&#233;es successives. Toutefois, pr&#233;cis&#233;ment pour la port&#233;e politique des r&#233;formes qu'on a d&#233;crit, il est certainement n&#233;cessaire, au moins dans un deuxi&#232;me temps, de choisir la voie de l'association des parlements nationaux, du Parlement europ&#233;en et m&#234;me de la Commission dans un processus int&#233;grant la r&#233;forme de l'eurozone dans le cadre des Trait&#233;s de l'Union et d&#233;finissant les rapports avec les pays en dehors de la zone euro. La premi&#232;re possibilit&#233;, &#224; ce point de vue, consiste &#224; choisir le syst&#232;me de la Convention pr&#233;vu par le Trait&#233; de Lisbonne. Une telle convention devra d'abord recevoir le mandat pr&#233;cis d'&#233;laborer une r&#233;forme du gouvernement de l'eurozone incluant la cr&#233;ation d'un pouvoir fiscal et le contr&#244;le de ce pouvoir par le Parlement europ&#233;en en formation restreinte et aux pr&#233;rogatives accrues. Il faudra en outre r&#233;soudre la question centrale qui freine le processus d'int&#233;gration diff&#233;renci&#233;e, &#224; savoir celle relative &#224; la possibilit&#233; de d&#233;cider des r&#233;formes successives concernant l'eurozone dans ce seul cadre restreint. A ce propos quelques chercheurs mettent en avant la possibilit&#233; de proc&#233;der &#224; la consolidation des trait&#233;s internationaux actuels (MES et Pacte Budg&#233;taire) dans un Protocole sur l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire annex&#233; au Trait&#233; sur le Fonctionnement de l'Union Europ&#233;enne (TFUE), en cr&#233;ant une proc&#233;dure sp&#233;cifique de r&#233;vision de ce protocole autorisant les &#201;tats membres de l'UEM &#224; modifier le TFUE selon les dispositions d&#233;di&#233;es sp&#233;cifiquement &#224; l'UEM sans avoir besoin d'une ratification de la part des &#201;tats ne participant pas &#224; l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir Thierry Chopin, Jean-Fran&#231;ois Jamet, Fran&#231;ois Xavier Priollaud, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il faudra enfin affronter le probl&#232;me de la r&#233;organisation globale de l'UE &#224; la lumi&#232;re de la r&#233;forme de l'eurozone. Une pareille proc&#233;dure pour la r&#233;vision des trait&#233;s n&#233;cessitera in&#233;vitablement l'accord des pays hors zone euro, et en premier lieu de la Grande Bretagne, au moins dans l'in&#233;vitable conf&#233;rence intergouvernementale suivant ce type de convention. Si un tel accord entre tous les pays de l'Union ne s'av&#233;rait pas possible, les pays souhaitant proc&#233;der &#224; la r&#233;forme en question pourraient convoquer une convention constituante compos&#233;e de leurs seuls repr&#233;sentants nationaux et europ&#233;ens, fixant les modes d'implication de la Commission et identifiant aussi les solutions politiques et institutionnelles pour rendre compatible le nouveau cadre de l'eurozone int&#233;gr&#233;e avec l'actuel cadre communautaire de l'Union Europ&#233;enne. Cette derni&#232;re possibilit&#233; de r&#233;forme n'est de toute &#233;vidence pas pr&#233;vue par les trait&#233;s en vigueur, comme il est clair que la nouvelle organisation de l'eurozone qui en r&#233;sultera ne pourra &#234;tre subordonn&#233;e &#224; l'approbation unanime des 28 membres, d'abord dans une conf&#233;rence intergouvernementale et ensuite dans les proc&#233;dures nationales respectives. La convention devra donc aussi pr&#233;voir les clauses d'entr&#233;e en vigueur, apr&#232;s ratification par la majorit&#233; des pays de l'eurozone, des propositions de r&#233;forme &#224; l'int&#233;rieur de la zone euro et arr&#234;ter les modalit&#233;s d'approbation par les pays ext&#233;rieurs &#224; l'euro des clauses touchant la nouvelle organisation de l'Union Europ&#233;enne. Cette proc&#233;dure repose exclusivement sur la volont&#233; politique des pays concern&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion, si dans les pays de l'eurozone, avec le support des institutions europ&#233;ennes, on r&#233;ussit &#224; donner vie &#224; un pacte de cette nature, rappelant aussi aux citoyens les valeurs profondes et la signification de la construction europ&#233;enne, le climat politique changera radicalement et la d&#233;fiance croissante de l'opinion publique envers l'Europe pourra se convertir &#224; nouveau en une adh&#233;sion &#224; un extraordinaire projet de croissance sociale, politique et culturelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Un article de Luisa Trumellini traduit de l'italien par Yves Lagier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous pouvez le lire en version originale sur le site du MFE : &lt;a href=&#034;http://segreterianews.mfe.it/un-patto-pre-costituzionale-per-lunione-politica-federale-delleurozona/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Un patto pre-costituzionale per l'unione politica federale dell'eurozona&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir Thierry Chopin, Jean-Fran&#231;ois Jamet, Fran&#231;ois Xavier Priollaud, R&#233;former le processus de d&#233;cision europ&#233;en : l&#233;gitimit&#233;, efficacit&#233;, clart&#233;, en cours de publication in Il Federalista, n. 2-3, 2013&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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