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	<title>Union des f&#233;d&#233;ralistes europ&#233;ens, UEF-France</title>
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	<description>L'Union des f&#233;d&#233;ralistes europ&#233;ens (UEF) est un mouvement transpartisan pour cr&#233;er une Europe f&#233;d&#233;rale et renforcer la d&#233;mocratie locale et mondiale. Section fran&#231;aise de l'UEF Europe et du mouvement f&#233;d&#233;raliste mondial.</description>
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		<title>Union des f&#233;d&#233;ralistes europ&#233;ens, UEF-France</title>
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		<title>L'&#233;quivoque europ&#233;enne</title>
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		<dc:date>2012-12-31T06:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Edmond Carlier</dc:creator>



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&lt;p&gt;Je viens d'&#234;tre gratifi&#233;, &#224; l'instar de quelques-uns de mes anciens coll&#232;gues fonctionnaires europ&#233;ens, d'un Dipl&#244;me d'Honneur 1957-2007 &#224; l'occasion du 50&#232;me anniversaire de la signature (23 mars 1957) des trait&#233;s de Rome (Euratom et March&#233; commun) en reconnaissance de (notre) contribution &#224; la cr&#233;ation des institutions europ&#233;ennes. Une invitation &#224; un d&#233;jeuner &#224; Bruxelles le vendredi 1er juin 2007 avait &#233;t&#233; adress&#233;e &#224; cette fin par le Vice-pr&#233;sident letton de la Commission Kallas &#224; tous (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.uef.fr/tribunes-9-9-9" rel="directory"&gt;Tribunes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je viens d'&#234;tre gratifi&#233;, &#224; l'instar de quelques-uns de mes anciens coll&#232;gues fonctionnaires europ&#233;ens, d'un Dipl&#244;me d'Honneur 1957-2007 &#224; l'occasion du 50&#232;me anniversaire de la signature (23 mars 1957) des trait&#233;s de Rome (Euratom et March&#233; commun) en reconnaissance de (notre) contribution &#224; la cr&#233;ation des institutions europ&#233;ennes. Une invitation &#224; un d&#233;jeuner &#224; Bruxelles le vendredi 1er juin 2007 avait &#233;t&#233; adress&#233;e &#224; cette fin par le Vice-pr&#233;sident letton de la Commission Kallas &#224; tous les v&#233;t&#233;rans en service avant la mi-1958 (j'y &#233;tais depuis le 1er mai 1958 et ce pendant un quart de si&#232;cle). Cette distinction, qui nous honore tous, je la d&#233;die pour ma part &#224; tous mes anciens compagnons disparus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son discours d'accueil, le Vice-pr&#233;sident, soulignant la devise Ensemble depuis 1957, semble en dater la fondation de l'Europe. Mon ancien coll&#232;gue Schubert, aujourd'hui pr&#233;sident de l'Association internationale des anciens fonctionnaires europ&#233;ens (AIACE), corrige le tir en rappelant que cette fondation date du 9 mai 1950 par le discours du ministre fran&#231;ais des Affaires &#233;trang&#232;res Robert Schuman appelant les Etats qui le voudront &#224; faire des instruments de guerre d&#233;sormais des instruments de paix en instaurant un march&#233; commun du charbon et de l'acier sous l'&#233;gide d'une Haute Autorit&#233; dont la vocation serait le bien commun et non des compromis minimaux d'int&#233;r&#234;ts pr&#233;tendument nationaux. Six pays ont r&#233;pondu pr&#233;sent : France, Allemagne f&#233;d&#233;rale, Italie, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre-temps, l'Allemagne doit participer &#224; la d&#233;fense de l'Europe occidentale contre une &#233;ventuelle agression sovi&#233;tique. En 1952, la France propose, pour l'encadrer, une Communaut&#233; europ&#233;enne de D&#233;fense (CED) ; 1954 : rejet par l'Assembl&#233;e nationale (domin&#233;e par gaullistes et communistes), et ipso facto de la Communaut&#233; politique europ&#233;enne (f&#233;d&#233;rale et d&#233;mocratique) qui devait la chapeauter. L'Europe &#224; peine n&#233;e va-t-elle mourir ? Le Belge Spaak provoque la relance de Messine. En 1957 sont sign&#233;s les trait&#233;s de Rome.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;thode communautaire (CECA = Communaut&#233; europ&#233;enne du Charbon et de l'Acier) s'&#233;tant av&#233;r&#233;e efficace (quasi-f&#233;d&#233;rale par d&#233;cisions &#224; la majorit&#233;), on &#233;tend le march&#233; commun &#224; tous les produits et services, la poursuite du bien commun &#233;tant confi&#233;e &#224; une Commission. Mais Rome cr&#233;e en 1957 une Europe purement &#233;conomique. D&#232;s les premiers &#233;largissements au-del&#224; des Six (1973 : Angleterre, Irlande, Danemark), les nouveaux venus ne voient en l'Europe qu'un &#233;norme supermarch&#233;. Na&#238;t l'&#233;quivoque europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Europe de Schuman, &#224; vocation f&#233;d&#233;rale annonc&#233;e d&#232;s le d&#233;part, est humaniste : paix, d&#233;mocratie, fraternit&#233;, progr&#232;s social, donc primaut&#233; de la personne. L'Europe de Rome est uniquement &#233;conomique. Gommage de la personne par le boutiquier. Telle est l'&#233;quivoque : humanisme (1950) ou &#233;conomisme (1957).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inspirateur de Schuman, Jean Monnet, avait sous-titr&#233; ses M&#233;moires Nous ne coalisons pas des Etats, nous unissons des hommes. Or la gouvernance d'un march&#233; commun n'est ni la politique &#233;trang&#232;re, ni la fiscalit&#233;, ni l'orientation soci&#233;tale, attributs fondamentaux de toute identit&#233; nationale. En 1974, &#224; la suggestion de Monnet, le Fran&#231;ais Giscard et l'Allemand Schmidt muent les conf&#233;rences au sommet sporadiques de chefs d'Etat ou de gouvernement, qui ont &#224; trancher ces questions quand elles se posent au niveau europ&#233;en, en Conseil europ&#233;en. Mais ce qui dans l'esprit de Monnet ne devait &#234;tre qu'une &#233;tape vers une Europe f&#233;d&#233;rale est devenu fin en soi : de trait&#233; en trait&#233;, d'&#233;largissement en &#233;largissement, le Conseil europ&#233;en est devenu le monarque absolu tout puissamment impuissant de l'Union (voir l'Irak). L'Europe : g&#233;ant &#233;conomique, n&#233;ant politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il devenait de plus en plus &#233;vident que sous une telle gouvernance l'Europe progresserait de moins en moins. En 1994, les Allemands Lammers et Sch&#228;uble proposent un noyau dur f&#233;d&#233;ral autour d'un Euroland pr&#233;visible (&#224; l'&#233;poque, les Six moins l'Italie). Giscard y r&#233;pond en proposant une Europe-puissance au sein d'une Europe-espace. En 2000, l'Allemand Fischer propose de f&#233;d&#233;raliser l'Europe selon le mod&#232;le allemand. Pour le Fran&#231;ais Moscovici, le f&#233;d&#233;ralisme est d&#233;pass&#233;. (Dites, qu'entend-il par f&#233;d&#233;ralisme ?) Dans mon rapport au Parti f&#233;d&#233;raliste (fran&#231;ais) sur les questions europ&#233;ennes (11 septembre 2001 !!!), je pr&#233;conise un noyau f&#233;d&#233;ral d&#233;mocratique (pr&#233;sident f&#233;d&#233;ral &#233;lu, bicam&#233;ralisme l&#233;gislatif, subsidiarit&#233;) au sein de l'Union pour reprendre, au moins &#224; quelques-uns mais ouvert &#224; tous, le projet humaniste de 1950, faute de quoi l'Union conf&#233;d&#233;rale du Conseil europ&#233;en se d&#233;liquescerait comme la Conf&#233;d&#233;ration am&#233;ricaine de 1776 &#224; 1786 ou comme la Suisse en 1848 avant leur adoption de constitutions f&#233;d&#233;rales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au demeurant, l'appellation march&#233; unique est aussi &#233;quivoque. Qui dit march&#233; unique dit &#233;galit&#233; de concurrence entre les acteurs (salari&#233;s, entreprises, citoyens) donc harmonisation fisco-sociale, et non concurrence entre Etats par le moins-disant fisco-social (d&#233;localisations purement profitaires mais non recherche de la performance sur place), au rebours de l'objectif humaniste de progr&#232;s social. Seul un noyau f&#233;d&#233;ral d'humanisme commun peut le permettre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l'&#233;quivoque europ&#233;enne perdure avec l'illisible trait&#233; pr&#233;tendu constitutionnel. En v&#233;rit&#233;, s'il am&#233;liorait la gouvernance inter&#233;tatique de l'Union, ce trait&#233; ne rendait en rien l'Europe au peuple, ce qu'e&#251;t d&#251; faire une vraie constitution, forc&#233;ment f&#233;d&#233;rale. Ce sont toutes ces &#233;quivoques que, au-del&#224; de toute d&#233;magogie socialisante ou souverainiste, avaient per&#231;ues les Fran&#231;ais qui, voulant une Europe humaniste, y ont dit non. Ceci dit, une large part des politiques fran&#231;ais, b&#234;lant comme le passionnant parce que passionn&#233; mais peu intelligent grand historien fran&#231;ais Michelet (premi&#232;re moiti&#233; du XIX&#232;me si&#232;cle), confirment l'exception inculturelle fran&#231;aise : ne concevant d'autre d&#233;mocratie que jacobine, pour eux un Etat europ&#233;en f&#233;d&#233;ral, c'est la mort de la Nation (la France, &#233;videmment). En fait, si l'union fait la force, c'est quand les d&#233;cisions sont prises &#224; la majorit&#233; (f&#233;d&#233;ralisme d&#233;mocratique), non &#224; l'unanimit&#233; (conf&#233;d&#233;ralisme d'Etats). C'est ce que semble penser le troisi&#232;me candidat (donc &#233;limin&#233;) &#224; la pr&#233;sidentielle fran&#231;aise 2007, Fran&#231;ois Bayrou, qui pr&#233;conise dans son livre Projet d'espoir des volontaires d'une Europe active (les Six, ouverts &#224; tous &#233;videmment) devant les tenants d'une Europe zone. Europe-puissance versus Europe-espace ? Encore faut-il que ce soient les peuples, non les sacro-saints Etats, qui en d&#233;cident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or notre avenir est actuellement entre les seules mains de nos Etats. Libre &#224; eux de se faire les eunuques de l'Histoire. Mais tant pis pour nos peuples !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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