Comité d’action pour les États-Unis d’Europe ! Appel du secrétaire général de l’UEF-Allemagne Christian Moos

Avertissement : les tribunes sont des contributions individuelles de sympathisants du mouvement au débat et ne reflètent pas nécessairement les positions de celui-ci.

, par Christian Moos

Comité d'action pour les États-Unis d'Europe !

Pourquoi ne pas apprendre des leçons de l’histoire ? Initié par Jean Monnet, un « Comité d’action pour les États-Unis d’Europe » a existé entre 1955 et 1975. Sa dissolution est un paradoxe : les hommes et femmes d’État impliqués considéraient la création du Conseil européen un substitut adéquat. Aujourd’hui, le Conseil européen représente un élément de frein dans le manque de courage et élan de politique européenne. Il y a alors un espace pour un nouveau comité d’action pour les États-Unis d’Europe.

Les fédéralistes européens s’engagent depuis 1946 pour une communauté européenne fondée sur des principes fédéraux, un État fédéral européen (voir le programme politique de Düsseldorf de Europa Union datant de 2012). Rien de nouveau là non plus. L’objectif reste par contre pleinement valable après 70 ans d’existence. Et vu les évolutions géopolitiques, il est aujourd’hui un objectif plus que juste.

En 1955, l’initiative venait de Paris. Pourquoi elle ne viendrait pas depuis Berlin aujourd’hui ? L’Europe ne peut pas attendre jusqu’à après les élections européennes. Elle a besoin d’une impulsion proeuropéenne forte. Comme signe pour les électeurs avant mai 2019 justement.

Bien évidemment, cette impulsion ne doit pas uniquement venir d’en haut (il y a par contre aussi un besoin qu’elle advienne aussi par ler haut) Dans les années 1950 déjà, l’impulsion ne venait pas uniquement d’en haut. Les fédéralistes européens, de nombreux citoyens et citoyennes se sont engagés publiquement pour l’Europe. Ceci est également le cas aujourd’hui. Et c’est bien comme cela. Vu la menace d’une alliance internationale à vrai dire paradoxale de forces ultranationalistes, une défense européenne civile est nécessaire. Il faut retirer les brandons aux nationalistes qui enregistrent une victoire après l’autre en Europe et semblent trouver du reconfort outre-mer. Avec courage et optimisme à la place de peur et désespoir. Et avec un nouveau comité d’action pour les États-Unis d’Europe !

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